Sous le patronage de François Beckrich, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2012 - 2013
 

   
Lundi 11 mars 2013 à 18 h

  

  

Lundi 18 mars 2013 à 18 h
« De la Marine de Napoléon III à la Royale de Marianne 1851-1914 »

et

« De Dixmude à Vichy : la Marine à l'ombre des deux guerres mondiales »

 

deux conférences de Jean MARTINANT de PRENEUF, maître de conférence à l'Université Charles de Gaulle - Lille 3 (I.R.H.S.) et chercheur associé au Service historique de la Défense.
Jean de Preneuf a publié en 2012 avec Philippe Vial  "La marine française sur les mers du monde (1860-1939)".

 

Dans un pays continental à vocation maritime comme la France, la priorité va structurellement à l'armée de Terre. Reste que la marine militaire participe aussi pleinement à l'exercice de la souveraineté, que ce soit pour garantir la sécurité de la France en Europe ou défendre ses intérêts outre-mer. Le partage des ressources entre le Nord-Est et le grand large pose question tout au long de la période, du Second empire à l'Etat français.

A l'heure de l'alphabétisation des masses et d'une parlementarisation croissante, les débats sur la politique navale sont de moins en moins l'apanage des seuls experts et des militaires. Pour autant, les Français peinent à saisir l'apport de la marine lors des différents conflits, au grand dam des marins qui s'estiment incompris que ce soit en 1871, en 1918 ou en 1945.
En raison des enjeux budgétaires, industriels et humains qu'elle représente (la marine est le premier complexe industriel du pays), elle est aussi un enjeu de politique intérieure. Les marins font dans un premier temps figures d'enfants chéris du régime impérial. Mais, dès 1879 et la République des républicains, leur marginalité (numérique et géographique mais aussi sociale et fonctionnelle) pose la question récurrente de leur insertion dans la société et de la loyauté des cadres envers le régime républicain. La républicanisation concerne autant la Marine que l'armée de Terre. Le particularisme des marins, à la fois populaires et méconnus, est mis en scène de part et d'autre, jusqu'à l'acmé de l'Etat français : déçue par l'évolution du régime et de la société, la majorité des cadres adhère alors à la Révolution nationale et la marine constitue un des piliers de Vichy tandis qu'une minorité sert dans les rangs de la France libre.

 

 

 Mercredi 13 mars 2013
à 19 h


Conférence
annulée

« The struggle for civil rights in the USA: from black emancipation to women’s rights»

une conférence de Madame Ida Eve HECKENBACH attaché culturel auprès de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique à Paris.


US Embassy Paris Cultural Attaché Ida Heckenbach will be giving a presentation on the history of Civil Rights in the United States of America.
She will discuss the end of slavery in America and the following Civil Rights movement that brought about voting rights and equality for African American citizens.
She will also discuss the history of women’s rights in America as well as the struggles of other minority groups in seeking equal opportunity.
A question and answer session will follow.

page officielle de Women’s History Month 2013



 Vendredi 8 février 2013
à 17 h 30


« Autour du soldat-citoyen dans la Grande Guerre »

une conférence de André Loez, historien et enseignant en classes préparatoires. André Loez poursuit des recherches sur les désobéissances et sur l'histoire sociale de la guerre de 1914-1918. Il a notamment publié "La Grande Guerre" (La Découverte, 2010), "14-18, Les Refus de la Guerre, une Histoire des Mutins (Paris, Gallimard, 2010).

Entre 1914 et 1918, près de huit millions de Français passent sous l'uniforme. Soldats mobilisés pour la patrie, militaires soumis à la hiérarchie et à une stricte discipline, ils sont aussi des citoyens d'une République qui leur a appris à discuter, délibérer, défendre leurs droits, et même à désobéir quelquefois. Etudier ce statut ambigu de "soldat-citoyen" permet d'aborder toute la complexité de la période.


Vendredi 1er février 2013
à 17 h


« Un chat impossible ? » ou comment gagner un prix Nobel par des considérations félines.

une conférence de Thibaut Cousin, professeur en C.P.G.E. au lycée Faidherbe.

En 1935, peu après l'avénement de la physique quantique décrivant le comportement des atomes, un de ses fondateurs Erwin Schrödinger est pris de doute sur sa validité. Il imagine une curieuse expérience imaginaire à l'issue de la laquelle un chat se retrouverait mort et vivant à la fois.

En 2012, Serge Haroche et David Wineland reçoivent le prix Nobel de physique pour avoir réalisé des «chats de Schrödinger» ! Qu'appellent-ils un chat ? Comment concilier cela avec le sens commun, qui veut que les choses ne soient pas dans deux états différents à la fois ? Et quels en sont les enjeux ?

Le vendredi 1er février à 17h, en salle des conférences au lycée Faidherbe, je vous présenterai l'histoire de deux paradoxes devenus des réalités aujourd'hui, celui du chat de Schrödinger et celui du choix retardé. Cela nous servira de tremplin pour mieux comprendre le comportement étonnant de la matière à des échelles où l'intuition humaine n'a plus cours, et pour se convaincre qu'on ne peut plus parler des lois quantiques comme on le faisait dans les ouvrages des décennies passées.


Jeudi 31 janvier 2013
à 19 h 30

 « La mémoire coloniale aujourd'hui, quels enjeux ? »

une conférence de Madame Laurence De Cock, historienne et professeure d’histoire au lycée de Nanterre, vice-présidente du Comité de Vigilance face aux Usages Publics de l’Histoire (CVUH), auteur de "La Fabrique Scolaire de l'Histoire" (Paris, Agone, octobre 2009).

La mémoire coloniale irrigue les débats publics. La visite du président François Hollande en décembre dernier en est l'illustration la plus récente. Passé sensible, l'histoire coloniale est aujourd'hui l'objet de multiples usages et instrumentalisations souvent partisanes. Pour certains, elle devient  un outil de construction identitaire selon le modèle victimaire d'héritier de l'oppression coloniale. Pour d'autres, elle est encore l'occasion de vanter la grandeur nationale, voire la hiérarchie des "civilisations".  Au cœur de cette vision bipolaire, on comprend que la mémoire coloniale agite la problématique républicaine toute entière. Le passé colonial serait-il, après la période de la collaboration, le nouveau "passé qui ne passe pas" ? Le retour sur cette page sombre permet-il de fonder un nouveau contrat républicain ?
Au coeur de ces enjeux se trouve la question de la place de l'immigration dans la société française et de celle du racisme qui lui est accolée. La mémoire coloniale s'est posée comme le prisme de lecture des discriminations subies aujourd'hui par  les populations héritières de l'immigration en France.  Nous tenterons de restituer l'itinéraire de cette construction, sa chronologie, ses acteurs et les enjeux politiques qui en découlent.

 
Jeudi 17 janvier 2013
à 17 h 30


« 1870 - 1871 : de la ''folle guerre'' à ''l'année terrible'' »

une conférence de Jean-François Chanet, professeur des universités, chercheur au centre d'Histoire de Sciences Po. Paris.

"La guerre de 1870-1871 avait tout pour être oubliée des Français : déclarée par Napoléon III, continuée et perdue par la Troisième République, née elle-même de la défaite de l'empereur, elle ne devait rester dans les mémoires que le temps de ce qui fut, pour les générations nées entre les batailles de Sedan et de la Marne, un premier entre-deux-guerres.
L'ampleur autrement considérable de la Grande Guerre l'a reléguée dans un passé où elle aurait dû retenir au moins l'attention des historiens. S'ils lui portent aujourd'hui un intérêt renouvelé, c'est en raison, précisément, de la place singulière qui est la sienne dans un siècle où, entre les guerres du Premier Empire et la Première Guerre mondiale, les principaux conflits, les plus meurtriers, ont eu lieu hors d'Europe. C'est en effet le seul qui se soit déroulé sur le territoire français et ait entraîné, comme en 1814-1815, l'occupation d'un certain nombre de départements. Nous proposons de revenir dans un premier temps sur les explications de ce qui est apparu avec le recul comme "la folle guerre de 1870" (titre d'un livre d'André Guérin publié pour son centenaire). Puis nous reviendrons sur ce qui en fait une étape de transition entre la guerre napoléonienne et la guerre "totale" du XXe siècle. Nous traiterons enfin de ses conséquences dans la perspective du programme : quelles leçons les Français en ont-ils tirées du point de vue des relations entre la guerre (au sens de préparation de la guerre future, celle de la "revanche") et la politique ?
"


 Mercredi 12 décembre 2012
à 17 h 00
 « Nourrir la planète demain, quels défis pour les ingénieurs agronomes et les ingénieurs en agro-alimentaire ? »

une conférence de Dominique Pauthex, ingénieur général d'agronomie, ex-directeur de AgroSup Dijon, ayant travaillé plus de vingt ans à l'INRA, actuellement consultant en formation et impliqué dans une association s'occupant de problèmes agronomiques à Madagascar).

"Aujourd’hui près d’un milliard d’êtres humains (au Sud) ne mangent pas à leur faim, quand dans le même temps plus d’un milliard (principalement au Nord) sont obèses.
Au Sud, la malnutrition engendre des flux migratoires de plus en plus massifs alors qu’au Nord, nos écosystèmes et la biodiversité sont de plus en plus menacés.
En 2050, ce sont plus de 9 milliards d’humains qu’il faudra nourrir. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale, voire la tripler en Afrique. Mais face à de nouvelles contraintes (la raréfaction des ressources énergétiques et en eau, les dérèglements climatiques) les solutions qui ont permis d'augmenter la productivité de l'agriculture au XXe siècle montrent actuellement leurs limites.
Une nouvelle stratégie au niveau mondial, de nouveaux modèles de production et de consommation au Sud comme au Nord sont nécessaires.
Tels sont les défis auxquels les futurs ingénieurs (agronomes et agro-alimentaires) seront confrontés."

 
Mardi 4 décembre 2012
à 17 h 30

« L'Occupation d'une Guerre à l'Autre,
du "Laboratoire" du Nord et de l'Est à la France Entière »


une conférence de Madame Annette Becker, historienne, professeur à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense.  Annette Becker est l'auteur de nombreux livres sur la Première Guerre mondiale et a notamment écrit Les Cicatrices Rouges 1914-1918, France et Belgique occupées, Paris, A. Fayard, 2010.


Jeudi 15 novembre 2012
de 19 h 00 à 21 h 00

« Mathématiques et Réalité selon Poincaré »

dans le cadre de Citéphilo 2012, une conférence de Igor Ly, maître de conférences à l'Université de Provence, CEPERC, chargé de recherche auprès des archives Poincaré.
Présentation : Valério Vassallo, maître de conférences à l'Université de Lille I.

 
Mercredi 14 novembre 2012
de 19 h 30 à 21 h 30

« L'Art de la Conversation »

une conférence de Emmanuel Godo, professeur en CPGE au lycée Faidherbe,
auteur de "Une Histoire de la Conversation", éditions PUF, 2003.
 
 
Le compte rendu
de la conférence de
Pierre Pansu

La conférence de Pierre Pansu au lycée Faidherbe vue par Alain Juhel, professeur de mathématique en CPGE : cliquer ici.
Mardi 18 septembre 2012
à 15 heures et 17 heures

« La meilleure conjecture de Poincaré » une conférence de Pierre Pansu , Université Paris-Sud-Orsay

En écho à la conférence que donnera Cédric Villani le mercredi 19 septembre, "La meilleure et la pire des erreurs de Poincaré", Pierre Pansu reviendra sur une autre idée du génial savant, qu'il n'a pas développée lui-même, mais qui a fait couler beaucoup d'encre... et beaucoup de sueur. Elle a résisté presque 100 ans, elle avait même été mise à prix: pour fêter le nouveau millénaire, le Clay Mathematics Institute a offert un million de dollars à qui résoudrait l'un des  sept problèmes qui résistent encore aux mathématiciens.  En 2010, l'année même où Cédric Villani recevait sa médaille Fields, le Russe Grigory Perelmann en venait à bout... et refusait tout à la fois le prix Clay et la médaille Fields!
C'est cette palpitante histoire que Pierre Pansu a choisi de raconter, en la déclinant en deux niveaux, en fonction du bagage mathématique de ses auditeurs. Sa conférence et celle de Cédric Villani le lendemain se placent toutes deux dans le cadre des célébrations du centenaire de la disparition d'Henri Poincaré (1854-1912).