Sous le patronage de François Beckrich, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2013 - 2014
 

   
jeudi 27 mars
de 18 h à 19h30


« Des cristaux autour de nous, pourquoi la cristallographie ? »

une conférence de Sylvie DAVIERO-MINAUD, professeure à l’Université de Lille 1, secrétaire de la division Chimie du Solide de la Société Chimique de France et chercheuse à l’UCCS (Unité de Catalyse et de Chimie du Solide).

L’année 2014 a été proclamée par l’UNESCO « année internationale de la cristallographie ». A cette occasion il n’est pas inutile de rappeler que cette science est l’une des plus ancienne discipline des sciences physique, au même titre que l’astronomie, la mécanique ou l’optique. Très vite la cristallographie s’est développée à l’interface de la chimie, la physique,  les mathématiques et les sciences naturelles. Au cours du 20e siècle, avec l’essor des rayons X, elle est devenue "l’instrument le plus puissant d’étude de la structure de la matière", "omniprésente dans la vie quotidienne, dans la production pharmaceutique moderne, la nanotechnologie et la biotechnologie …, elle est à la base de l’élaboration de tous les nouveaux matériaux, allant du dentifrice aux éléments d’avion" (citation UNESCO). La cristallographie permet une étude approfondie de la structure de la matière, dont les propriétés, physiques, chimiques ou biologiques ne sont pas seulement associées aux atomes qui la constitue mais aussi à leur agencement dans l’espace. 23 prix Nobel décernés ont été associés à la cristallographie et parmi les grandes avancées technologiques du 20e siècle faites grâce à elle, nous pouvons citer entre autre la résolution de la structure de l’ADN et des protéines ou l’étude des quasi-cristaux. Et demain ? La cristallographie permettra aux chercheurs de trouver des réponses à des questions aussi variées que : comment expliquer les propriétés de la matière et imaginer de nouveaux matériaux pour les applications technologiques futures? De quoi sont composées les étoiles ou les planètes ? Que sait-on des processus du vivant ? Pourrons-nous un jour lutter de façon efficace contre les virus, les catastrophes naturelles ou la pollution ?   



mardi 18 mars
à 19 h


« L'immigration italienne aux Etats-Unis, de Lincoln à Truman »

une conférence de Judith RAINHORN, maître de conférences en Histoire à l’université de Valenciennes, auteur de "Paris-New York : des migrants italiens, années 1880-1930" (CNRS Editions, 2005)  .

 

Dans le mouvement massif d’immigration sur le sol des États-Unis aux XIXe et XXe siècles, qui est constitutif de la fondation de la nation américaine, la migration italienne constitue à la fois une expérience emblématique et un cas particulier. Qui sont les migrants ? Comment participent-ils à la territorialisation de la ville américaine? Quelle est leur insertion dans la vie politique, économique, sociale et religieuse des États-Unis ? Comment pratiquent-ils la confrontation avec les autres groupes ethniques et sociaux ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles on tentera de répondre à propos du fait migratoire, à travers le cas spécifique des Italiens, les plus nombreux à s’installer dans le pays au cours de la période.



vendredi 14 mars
à 18 h


« Biodiversité et sélection des plantes cultivées : un enjeu de société »

une conférence de Pierre-Henri GOUYON, docteur en génétique, ingénieur agronome, professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle, à l'AgroParisTech et à Sciences-Po Paris.

De la compréhension de la biodiversité comme une dynamique et non pas comme un état, résulte notre capacité réelle à la conserver, c'est-à-dire favoriser l’existence d’espèces suffisamment différentes adaptées à leur réalité locale. Un véritable enjeu de société à l’heure où les manipulations génétiques des organismes, employées comme outils de modification de leur patrimoine génétique (notamment chez les plantes), en permettant un droit de propriété sur le vivant, sont en passe d’assurer à quelques grandes firmes le contrôle des ressources alimentaires mondiales.



jeudi 13 février
à 19 h


« Or, papier, argent : les effets politiques des transformations économiques des Etats-Unis après la guerre de Sécession »

une conférence de Nicolas BARREYRE, historien, ancien élève de l'ENS Ulm, maître de conférence en histoire contemporaine à l'EHESS.

 

La politique américaine au lendemain de la guerre de Sécession est surtout connue pour les bouleversements provoqués par l'abolition de l'esclavage et la défaite sudiste, et les réactions parfois violentes qu'ils ont provoquées : redéfinition de la citoyenneté, extension du droit de vote, réformes institutionnelles et sociales - ce qu'on appelle la Reconstruction. Mais, au même moment, les Américains doivent aussi faire face à des transformations économiques rapides. Cette conférence examinera comment ces questions sont devenues des enjeux politiques et ont transformé la réforme du Sud et les relations raciales aux États-Unis pour toute la fin du siècle.



mercredi 29 janvier
à 19 h


« Le correspondant de presse à l'étranger »

une conférence en espagnol de Miguel MORA, correspondant à Paris du journal El País.


Fondé en 1976 lors de la Transition démocratique, El País est aujourd’hui le journal espagnol de référence, lu dans le monde entier.
Monsieur Miguel Mora en est le correspondant à Paris. D’abord journaliste et reporter pendant dix ans dans les pages culturelles et artistiques de El País, où il a écrit de très nombreux articles consacrés au cinéma, à la littérature, et à l’art, Miguel Mora a ensuite poursuivi sa carrière comme correspondant à Lisbonne de 2005 à 2008, puis à Rome de 2008 à 2011.
Il est correspondant à Paris depuis 2011.
Miguel Mora a reçu en 2010 le Prix Livio-Zanetti du Meilleur correspondant étranger en Italie. La même année, il a été récompensé par le Prix du Parlement européen du meilleur reportage. En 2011, il a été récompensé en Espagne par le prestigieux Prix Francisco-Cerecedo.



Jeudi 23 janvier 2014
à 19 h


« Roberto Bolaño, Nocturno de Chile »

une conférence de Karim BENMILOUD, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, professeur de littérature latino-amériaine à l'Univerité Paul-Valéry de Montpellier, membre de l'Institur Universitaire de France.


Dans ce roman, l’écrivain chilien Roberto Bolaño explore, au travers d’histoires multiples et intercalées, la diificulté d’élaborer un discours du souvenir. Le narrateur se livre à un long monologue où il s’interroge sur son identité et celle de son pays, sur l’exil intérieur face à un monde en profond bouleversement. La fiction interroge l’Histoire et la tension entre mémoire et oubli.
Roberto Bolaño (1953-2003) est né au Chili, il a vécu son adolescence au Mexique, avant de s’installer en Espagne, où il a passé le reste de sa vie. Considéré comme l’un des plus grands écrivains de sa génération, Bolaño nous laisse une œuvre brillante et récompensée dans de nombreux pays.



Lundi 20 janvier 2014
à 18 h 30


« Le règne de Robert le Pieux (996 - 1031) »

une conférence de Dominique BARTHÉLÉMY, professeur d'histoire du Moyen-Âge à l'Université de Paris-Sorbonne, directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Études.


Les premiers Capétiens passent pour avoir été confinés à une étroite bande de territoire entre Paris et Orléans, ou même assiégés par des barons hostiles. Sans l’Église qui les sacralisait, que serait-il advenu d’eux ? Cela faisait, dans les histoires de France du XIXe siècle, un beau suspense au chapitre du XIe siècle.

 

À la différence de celui sur les terreurs de l’an mil, ce chapitre n’est pas de pure légende. Comme celui de la paix de Dieu, il mêle le mythe à l’histoire. Il n’est pas faux, de fait, que les rois français du XIe siècle aient été peu entreprenants et souvent éclipsés par des comtes prestigieux, ni que leur lien avec l’Église les ait servis et orientés politiquement. Pourtant, le roi de l’an 1000, Robert « le Pieux » (996-1031) n’a peut-être pas été aussi faible ni aussi pieux qu’on le croit parfois !



Lundi 13 janvier 2014
à 19 h


« La question de l'identité dans "L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche" de Cervantès : masques, reflets et illusions »

une conférence de Bénédicte TORRES, maître de conférence à l'Université de Lille 3.


Bénédicte Torres, est spécialiste de l’œuvre de Miguel de Cervantes. Depuis de nombreuses années, elle étudie les représentations du corps dans Cervantes ainsi que la symbolique des espaces, la question de l’identité de Don Quichotte et les adaptations cinématographiques et chorégraphiques de cette œuvre majeure de la littérature universelle.
Elle traitera plus particulièrement de la question de l’identité et de l’altérité, des références à l’Histoire dans la fiction et aux multiples espaces dans leur dimension initiatique.



Jeudi 12 décembre 2013
à 19 h 30


« La médecine en situation coloniale »

une conférence de Claire FREDJ, maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université de Paris-Ouest, auteur de "La France au XIXe siècle" (PUF, 2009) et co-auteur de "Lettres du Mexique : Itinéraires du zouave Augustin-Louis Frélaut, 1862-1867" (ed. N. Philippe, 2003).


Jusqu’à quel point l’activité sanitaire mise en place dans les colonies a-t-elle contribué à renforcer l’emprise occidentale sur les structures locales et les populations ? L’historiographie a longtemps présenté la médecine occidentale comme le premier exemple des effets bénéfiques de la loi coloniale, vecteur de civilisation et la légitimation de la colonisation.

 

Cette perspective a ensuite été remise en cause. La médecine occidentale a été accusée de servir l'Etat colonial. La santé publique est également vue comme prétexte à l’extension du pouvoir de l’Etat dans la vie quotidienne des sujets, agent de contrôle de populations opprimées. Le lien entre médecine et colonisation est aujourd’hui vu de manière plus complexe et d’autres aspects soulignés (limites matérielles, résistances, point de vue du patient, personnel médical, femmes « indigènes »).



Mardi 3 décembre 2013
à 18 h


« A la table de Charlemagne : manger et boire à l'époque carolingienne »

une conférence de Alban GAUTIER, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, maître de conférence en histoire médiévale de l'Université du Littoral.

 



Sous le prisme de l'alimentation, notre invité pourra nous dévoiler le monde carolingien dans son économie et son écologie ; il nous montrera également les implications sociales et culturelles de la table, ainsi que les enjeux de pouvoir des banquets.

 

Jeudi 28 novembre 2013
à 19 h 30


« L'aigle et le dragon : pour une histoire globale »

une conférence de Serge GRUZINSKI, historien, directeur de recherche au CNRS, professeur à l’EHESS et à l’Université de Princeton.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont  "La pensée métisse" (Fayard, 1999) et "Les quatre parties du monde" (La Martinière, 2004).


Depuis le XVIe siècle, le destin des hommes se déploie sur une scène planétaire. Au début des années 1520, alors que Magellan faisait voile sur l’Asie par la route de l’Ouest, Cortès s’emparait de Mexico, et des Portugais, installés à Malacca, rêvaient de coloniser la Chine. L’aigle aztèque se laissa anéantir, mais le Dragon chinois élimina les intrus, non sans avoir récupéré leurs canons.
Ces deux épisodes marquent une étape déterminante de notre histoire. Pour la première fois, des êtres originaires de trois continents se rencontrent, s’affrontent ou se métissent. Le Nouveau Monde devient inséparable des Européens qui vont le conquérir. Et l’Empire céleste s’impose, pour longtemps, comme une proie inaccessible. La mondialisation ibérique fait de l’Amérique et de la Chine des partenaires obligés pour les Européens.

 

Jeudi 21 novembre 2013
à 19 h 30


« John Ford, historien des Etats-Unis ? »

une conférence de Stéphane CATTALANO, professeur de cinéma en CPGE.


Westerns ou chroniques réalistes, récits épiques ou oeuvres intimistes, le cinéma de John Ford parcourt l’histoire américaine, — ses événements, ses personnages, ses territoires —, offrant comme une série de vues des Etats-Unis, de la Guerre de Sécession à Pearl Harbor, de Lincoln à Roosevelt, d’est en ouest.

 

Quelle authenticité accorder à cette histoire filmée ? Est-ce la fiction qui prend le pli de l’Histoire ou l’inverse ? Quel portrait de l’Amérique se dessine en creux dans l’oeuvre prolifique de John Ford ? Quelle vision des Etats-Unis le cinéaste nous donne-t-il à voir ? L’esthétique fordienne délimite un cadre cinématographique où se construit l’unité de la nation américaine dans ses épreuves, ses affrontements et surtout l’affirmation de ses valeurs.



Lundi 18 novembre 2013
à 18 h



« La culture scolaire, une crise perpétuelle ? »

une conférence de Yassir MECHELLOUKH, élève en classe de Terminale littéraire au Lycée Faidherbe, auteur de deux essais de philosophie morale : "Conception de l'avenir d'un point de vue éthique" (Editions Edilivre, Paris, 2012) et "Eloge de l'épreuve" (Editions Edilivre, Paris, 2013). Il donnera conférence dans le cadre préparatoire de son prochain ouvrage "L'éducation introspective". L'intervention sera suivie d'une séance de signatures de ses ouvrages.


Nos plus grands philosophes ont abondamment contribué, à la transmission de la culture par les académies en Antiquité, et par l’institution scolaire à l’époque moderne. Or, les philosophes de notre temps s’intéressent parcimonieusement à une notion qui est le fondement d’une éducation d’envergure. La culture est historiquement un problème à proprement dit philosophique, et la variété des considérations sur l’éducation ont de tous temps accordé une importance capitale à la culture. De fait, la constitution d’une éducation centrée sur la culture trouvera une incontestable légitimité. Hannah Arendt écrivit « La crise de la culture » en 1961, cette crise appelle aujourd'hui notre responsabilité à considérer la notion de culture comme un enjeu majeur pour l’école au XXIème siècle.
Certes, la transmission de la culture dans ses formes classiques est décidément derrière nous. L’institution scolaire se doit néanmoins de transmettre ce qu’il y a de nécessairement primordial jusqu'à en venir à la maîtrise totale des bases de l’éducation scolaire. Au XXIème siècle, les racines doivent être arrachées, les semences redevenir fertiles, pour former des esprits éclairées par les lumières de la savante culture afin que la crise laisse désormais place au progrès de l’humanité.



Vendredi 15 novembre 2013
à 13 h



 « Le bassin minier est patrimoine mondial de l'UNESCO »

une conférence de Marie PATOU, géographe, chargée de mission - Mission bassin minier -


Le 30 juin 2012, après dix ans d'efforts, le Comité du Patrimoine mondial a reconnu "la valeur exceptionnelle des paysages culturels évolutifs vivants du Bassin minier du Nord-Pas de Calais, ainsi que sa place exceptionnelle dans l'histoire évènementielle et sociale du monde de la mine" et a décidé l'inscription du Bassin sur le Liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.

 

En quoi cette inscription constitue-t-elle une contribution à la revalorisation du territoire en participant à son changement d'image? En quoi est ce un moyen de développement du territoire dans le respect de son patrimoine et de son identité ?

Mardi 12 novembre 2013
à 18 h 15

 

 « La question "raciale" aux Etats-Unis de Lincoln à Truman : une perspective historico-juridique. »

une conférence de Daniel SABBAGH, directeur de recherche au CERI – Sciences-Po Paris -, auteur de "L’Égalité par le droit : les paradoxes de la discrimination positive aux Etats-Unis" (Paris, Économica, 2003 ; Prix François Furet 2004).

 

Après un rappel introductif quant à ce que recouvre la notion de « race » dans le contexte américain, seront abordés le statut et les usages des classifications raciales des personnes par les pouvoirs publics durant la période considérée.

L’analyse portera notamment sur l’impact des distinctions raciales sur la politique migratoire, le rôle du recensement de la population dans la cristallisation de ces distinctions et leur traitement dans le cadre de la jurisprudence de la Cour suprême relative à la ségrégation imposée par la loi dans les États du Sud. La « race » aux États-Unis étant d’abord  une construction sociale, il importe d’examiner attentivement tant les déterminants de son émergence que les modalités de son maintien au fil du temps.


 

Mardi 24 septembre 2013
à 19 h 30





  

« Qu'est-ce que la Renaissance carolingienne ? »

une conférence de Michel SOT, professeur émérite d'histoire médiévale à l'Université de Paris-Sorbonne.

On s’interrogera d’abord sur la notion même de Renaissance et son application par les historiens à l’époque carolingienne (milieu VIIIe-fin IXe s.) pour voir dans quelle mesure le concept s’accorde au contexte.On analysera ensuite les documents fondateurs de ce mouvement indissociablement culturel et religieux,  porté par la volonté des princes, en particulier de Charlemagne (787-814), entouré de savants venus d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre et d’Irlande pour reprendre et faire fructifier un héritage antique fondé sur la science du texte (la grammaire et la rhétorique) qui, appliquées au texte par excellence qu’est la Bible, devient l’exégèse.

La Renaissance carolingienne est d’abord une renaissance des livres et du Livre : de magnifiques témoins nous sont conservés. Les champs disciplinaires et le programme d’études alors fixés sont ceux des université au XIIIe s. et bien au-delà.

 

Lundi 23 septembre 2013
à 19 h

« Le LOUVRE-LENS : repenser le musée »

 

une conférence de Xavier DECTOT, directeur du musée Louvre-Lens, accompagné de Juliette Guépratte, chef du service des publics.


Réflexions sur la genèse du projet, son implantation sur le site, ses missions culturelles, économiques, sociales et environnementales.
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