Sous le patronage de François Beckrich, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2014 - 2015
 

 
jeudi 26 mars
à 17 h

« L'orbitographie : où sont nos satellites ? »

une conférence de Flavien MERCIER, expert au Service d’Orbitographie du Centre National d’Etudes Spatiales, Toulouse.

Les applications des satellites font aujourd’hui partie de notre quotidien : navigation, météo, … Le bon fonctionnement de ces applications nécessite de connaître les trajectoires des satellites. Les missions les plus exigeantes ont besoin d’une précision de position centimétrique. Destinée particulièrement aux étudiants des classes scientifiques, la conférence abordera notamment : - les principes de la détermination d’orbite : modèles dynamiques, mesures, - des exemples concrets d’applications : missions d'altimétrie, constellations de navigation.




mercredi 25 mars
à 19 h

« 1914-1918 : LES ECRIVAINS FACE A LEUR GUERRE »

une conférence de Emmanuel GODO, professeur en classes préparatoires au lycée Faidherbe, écrivain ("La conversation, une utopie de l’éphémère", PUF, 2014 ; "Un Prince", DDB, 2013).

Pour cette guerre ont été mobilisés non seulement des hommes mais encore des idéaux, des valeurs, des principes philosophiques. Dans son barda, le soldat emporte une grille d’interprétation de l’événement auquel on lui demande de participer. Or, à l’épreuve du feu, cette grille subit une transformation. Pour certains elle se renforce. Pour d’autres, elle s’effondre. La conférence s’intéresse à la manière dont les combattants construisent, en marge des rhétoriques générales et de leurs représentations, une signification plus personnelle de la guerre. Il y a ceux qui élaborent une pensée du refus, de la dénonciation (Gabriel Chevallier, Jean Giono, Léon Werth). Ceux qui voient se lever, au-dessus du carnage, de nouveaux idéaux (Henri Barbusse, Roland Dorgelès, Louis Barthas). Ceux qui explorent le trou noir laissé par la chute des valeurs (Louis-Ferdinand Céline, Pierre Drieu La Rochelle, Jaroslav Hasek). Ceux qui voient surgir en eux des forces inattendues (Guillaume Apollinaire, Ernst Jünger, Elie Faure). Ceux qui lisent l’épreuve à travers le prisme de la spiritualité la plus haute (Wilfred Owen, Jacques Rivière, Pierre Teilhard de Chardin).




mardi 17 mars
à 18 h

en
salle des Lumières

« WASHINGTON, WE HAVE A PROBLEM!
Ideological polarization in the U.S. today »


une conférence de Aurélie GODET, ancienne normalienne, agrégée d’anglais et docteur en études anglophones, maître de conférences depuis 2013 en civilisation américaine à l’Université Paris Diderot ; spécialiste des mouvements conservateurs, elle a publié en 2012 un ouvrage sur le Tea Party intitulé 'Le Tea Party, Portrait d’une Amérique désorientée' (Vendémiaire). Elle rédige à présent une histoire politique du carnaval de la Nouvelle-Orléans.

Commentary on contemporary American politics invariably refers to the degree of polarization, often describing it as unprecedented. Aurélie Godet will assess the degree to which this is true (Are Americans actually becoming more divided on issues such as abortion, terrorism, or the “safety net”? Are Republicans becoming more and more conservative? Are Democrats becoming more and more liberal? Hasn’t American political life always been a fairly rough business?), before focusing on the reasons why compromise may no longer seem like a viable option inside the Beltway. In particular, she will focus on the media’s role in the disappearance of ideological consensus.




lundi 16 mars
à 18 h


« LA REGENCE DE PHILIPPE D’ORLEANS : ESPOIRS ET ECHECS D’UN TEMPS DE REFORME (1715-1723) »

une conférence de Alexandre DUPILET, agrégé et docteur en histoire, auteur de 'La Régence absolue - Philippe d'Orléans et la polysynodie (1715-1718)' (Champ Vallon, 2011) et du Cardinal Dubois (Champ Vallon, 2015).

Si la Régence de Philippe d’Orléans (1715-1723) évoque un temps d’insouciance, elle est également considérée comme une époque féconde sur le plan politique. Après la triste fin de règne du Grand Roi, la Cour accueillait avec soulagement l’arrivée au pouvoir d’un prince ouvert aux expériences. Le Régent sut répondre à cette attente en accumulant les réformes. La polysynodie ou le système de Law, première tentative d’émission de papier monnaie, en sont deux exemples frappants mais également sujets à discussion. La polysynodie fut rapidement abandonnée tandis que le système de Law tourna en banqueroute. Aussi, ne faudrait-il pas conclure que la Régence fut une période d’innovations exceptionnelles. Il semble donc digne d’intérêt de revenir sur les différentes mesures mises en place par Philippe d’Orléans, afin d’en apprécier la portée et de mieux comprendre les circonstances présidant à cet intense moment d’activité politique.




lundi 9 mars
à 19 h


« Le périurbain : idées reçues et controverses »

une conférence de Claire ARAGAU, maîtresse de conférences en géographie et aménagement à l'Université de Paris-Ouest Nanterre-La Défense, Laboratoire Mosaïques/UMR CNRS 7218 LAVUE.

Le périurbain, autre ville, autre campagne semble cristalliser les maux de chacune d’elles. Côté ville, c’est l’espace de la relégation ou de l’entre-soi, l’impossible rencontre de l’altérité pour Jacques Lévy ou un élément des « Fractures françaises » pour Christophe Guilluy. Côté campagne, c’est la disparition des meilleures terres agricoles sous le tarmac des aéroports ou sous la nappe pavillonnaire. Se défaire d’un certain nombre d’idées reçues permet de lire autrement cet espace hybride en attente de politiques d’aménagement mais véritable laboratoire d’expériences, d’innovations pour construire la ville-nature.




mardi 17 février
à 18h30

en
salle des Lumières

« SPORT et POLITIQUE sous la TROISIÈME RÉPUBLIQUE (1870-1940) »

une conférence de Olivier CHOVAUX, professeur d'Histoire contemporaine (atelier SHERPAS), directeur de la Faculté des Sports et de l'Education physique de Liévin, Université d'Artois.

Bien que la pratique sportive se veuille un temps de rupture avec la vie quotidienne, elle n’en a pas pour autant vécu hors du siècle : sa trajectoire est déterminée largement par les évolutions politiques de la Troisième République. Instrument de représentation, le sport a ainsi été investi par la République qui aspirait à construire une « France forte et virile » après la défaite traumatisante de 1870 – 1871. C’est pour cette même raison que le sport a été au cœur des débats idéologiques du temps : il a existé un sport laïc face au sport confessionnel, un sport de gauche combattant le sport bourgeois et patronal. Toutefois, la place du sport ne peut être dissociée de la constitution d’un marché national construit par la culture de masse qui inscrit les Français dans un même imaginaire.




jeudi 12 février
à 17 h


« L'autoréplication »

une conférence de Jean-Paul DELAHAYE, mathématicien et informaticien, professeur émérite de l’Université des Sciences et Technologies de Lille, chercheur au laboratoire d’informatique fondamentale de Lille.

Cette conférence a pour objet un des grands sujets de la science-fiction, l’autoréplication, c’est-à-dire la réalisation de robots qui pourraient se dupliquer seuls après lancement du processus et avec l’apport de matières premières et d’énergie. Jean-Paul Delahaye présentera au cours de cette conférence les avancées mathématiques et informatiques réalisées depuis les travaux de John von Neumann, mathématicien américain qui prouva la possibilité logique de l’autoréplication grâce au développement du modèle des automates cellulaires, à la fin des années 40.




mardi 10 février
à 19 h


« Du prélèvement à la greffe d'organe »

une conférence de Christian NOËL, professeur de Médecine, chef du service de Néphrologie/Transplantation du CHRU de Lille, président de la fédération des greffes au CHRU de Lille, Université Lille 2.

La transplantation d’organe fait partie de l’arsenal thérapeutique moderne. Le manque d’organe est de plus en plus flagrant devant une demande qui ne cesse d’augmenter du fait des succès de cette prise en charge qui a fait des progrès considérables et permet d’envisager la greffe même chez des sujets âgés. Le prélèvement d’organe nécessite une organisation très lourde et intègre des modifications récentes de la loi bioéthique ces dernières années. Celles-ci concernent à la fois le prélèvement sur donneur décédé et sur donneur vivant : qui peut être donneur ? Dans le même temps les progrès de la biologie et de la recherche pharmacologique ont permis une meilleure compréhension et gestion des phénomènes de rejet rendant cette thérapeutique possible et avec de meilleurs résultats à long terme.




lundi 9 février
à 19 h


« La planète financière : une planète à risque ? »

une conférence de Nathalie MERCIER, polytechnicienne, ingénieur financier, mastère 2 de Probabilités et Finance (Paris VI), Senior Advisor auprès de différentes institutions financières.

Aujourd’hui, l’emprise des marchés financiers s'étend à toutes les activités de notre planète, devenue une véritable planète financière.

La conférence abordera :

  • la dérive des produits dérivés,
  • la titrisation des crédits et la crise des subprimes,
  • les actions des Autorités de régulation : une mesure phare, l’obligation de faire compenser toutes les transactions.

 




jeudi 5 février
à 19 h


« Jean Zay et la culture politique républicaine : UN MOMENT JEAN ZAY ? »

une conférence de Olivier LOUBES, professeur d’histoire en khâgne au lycée Saint-Sernin de Toulouse, historien de l’imaginaire politique et de l’enseignement (CNRS FRAMESPA/Université de Toulouse 2 Jean Jaurès), correspondant de la revue L’histoire.

Lors de l’annonce de l’entrée de Jean Zay au Panthéon le 27 mai 2015, François Hollande la justifia ainsi : « Jean Zay, c’est la République ! ». Derrière cette affirmation qui renvoie aux usages les plus contemporains du passé, il est passionnant, alors qu’on s’interroge plus que jamais sur le sens des « valeurs républicaines », de revenir sur ce que la République veut dire lorsqu’on suit l’évolution des codes culturels de la société française sous la IIIe République. Car, le parcours de Jean Zay, héritier de la République de la Belle époque et pionnier de la République frontiste, offre l’occasion de réfléchir au mouvement historique d’une République à l’autre. Par delà les remuements en profondeur de la Grande Guerre, est-on en présence dans l’entre-deux-guerres du passage d’une première à une seconde République, au sens où son projet culturel moteur passe de la démocratisation politique (anticléricale) à la démocratisation sociale (antifasciste) ? Peut-on dès lors parler d’un moment Jean Zay qui verrait s’installer une nouvelle culture politique républicaine, la nôtre ?




jeudi 29 janvier
à 18 h


« Zones humides, zones utiles ? Les paradoxes de l'eau qui dort »

une conférence de Bertrand SAJALOLI, maître de conférences, département de Géographie de l'université d'Orléans.




mardi 27 janvier
à 19 h

en
salle des Lumières


« LES PARLEMENTS FACE AU POUVOIR ROYAL AU XVIIIe SIECLE »

une conférence de David FEUTRY, ancien élève de CPGE du lycée Faidherbe, archiviste paléographe diplômé de l'Ecole des Chartes, agrégé et docteur en histoire, auteur de "Plumes de fer et robes de papier, logiques institutionnelles et pratiques politiques du parlement de Paris au XVIIIe siècle" (2014).

Après la disparition de Louis XIV, le parlement de Paris retrouve le droit de "sages remontrances"  ; La Régence de Philippe d'Orléans, puis les règnes de Louis XV et de Louis XVI connaissent des moments de tensions au cours desquelles les parlementaires contestent et s'opposent aux décisions du pouvoir royal. Le 7 juin 1788, la population  soutient la fronde du parlement de Grenoble, en jetant des tuiles  sur la troupe ; dominée par le juge royal Mounier et l'avocat Barnave, l'Assemblée de Vizille qui réunit les trois ordres demande la réunion des Etats généraux. En quoi les parlements ont-ils été un foyer d'e contestations  et de tensions, tout en affirmant leur appui au pouvoir royal, durant le XVIIIe siècle ? Sur quels thèmes et de quelles manières les parlementaires ont-ils orchestré cette agitation ? Dans quelle mesure ont-ils contribué à affaiblir la monarchie ?




mardi 20 janvier
à 19 h


« Louvois, le double de Louis XIV »

une conférence de Jean-Philippe CÉNAT, agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l’histoire militaire du règne de Louis XIV. Jean-Philippe Cénat a notamment publié Le Roi stratège (2010), une biographie de Chamlay (2011) et vient de sortir un Louvois chez Tallandier. .

Ministre de la guerre de Louis XIV et grand rival de Colbert, Louvois (1641-1691) fut très tôt victime d’une légende noire nourrie par son caractère brutal et autoritaire, et son implication dans certains épisodes peu glorieux du Grand Siècle – l’affaire des Poisons, la révocation de l’édit de Nantes, le ravage du Palatinat. Mais au-delà du mythe, il convient de dresser un bilan plus objectif d’un homme qui fut un gestionnaire et logisticien hors pair, et fit de l’armée française la première d’Europe. Entouré de conseillers efficaces et dévoués, comme Vauban, il chercha également à imposer une nouvelle conception de la guerre, plus rationnelle et moins risquée, notamment par la pratique controversée de la « stratégie de cabinet ». Homme le plus puissant de France après Louis XIV, à la tête d’une vaste clientèle, d’une fortune considérable et d’un immense empire administratif comprenant la Guerre, les Postes, puis la surintendance des Bâtiments, il ne cessa d’empiéter sur les attributions de ses collègues et influença largement la politique étrangère de son temps.




mardi 13 janvier
à 18 h


« LES SAVANTS DREYFUSARDS »

une conférence de Anne-Laure ANIZAN, professeur d’histoire en classe préparatoire (Paris), agrégée et docteure en histoire, diplômée de Sciences Po Paris.

Les savants sont les oubliés de l’Affaire. Pourtant, à partir de 1898, nombreux furent ceux qui s’engagèrent pour la défense d’Alfred Dreyfus. Des littéraires – tout particulièrement philosophes, sociologues, historiens – combattirent avec des scientifiques – parmi lesquels des mathématiciens, des physiciens, des chimistes et des biologistes. Leurs interventions furent multiformes : ils initièrent et signèrent des pétitions, déposèrent aux différents procès organisés contre Zola ou pour réexaminer le cas Dreyfus, participèrent à la fondation de la Ligue des droits de l’homme puis l’animèrent, ils écrivirent des articles, publièrent des brochures, etc. Ils défendirent la Vérité à la fois en citoyen désireux de ne pas tolérer l’injustice et le mensonge et en savant refusant l’instrumentalisation de la science par l’État-Major. À l’heure où les savants disposaient d’une aura jamais égalée, leur notoriété contribua à rendre crédible le camp dreyfusard dont le discours fut du même coup renouvelé ; elle favorisa aussi la médiatisation de son action. L’étude de l’engagement des savants dreyfusards permet donc non seulement de cerner leur place dans la société française au tournant du siècle, mais encore de dresser un tableau contrasté des modalités d’interventions dans l’Affaire.




vendredi 9 janvier
à 16 h


« JEAN GIONO ET LA VÉRITÉ
Rien n’est vrai. Même pas moi ; ni les miens ; ni mes amis. Tout est faux. »


une conférence de Corinne KYMMEL-ZIMMERMAN, professeur en CPGE au lycée Faidherbe.

Au XXe siècle, l’écrivain Jean Giono réinvente à sa manière la notion de vérité : il réécrit sans cesse sa vie et, dans ses œuvres, il vante le mensonge et l’incroyable puissance de la fiction, sous le signe d’un vertige créateur.




mardi 16 décembre
à 19 h


« Guerre et violence armée dans le royaume de France pendant la guerre de Cent ans - Discipline militaire et protection des non-combattants - »

une conférence de Loïc CAZAUX, docteur en histoire médiévale, professeur à la faculté des Lettres et Civilisations de l'université Jean Moulin, Lyon III.

Les réflexions sur la violence armée parcourent le corpus théorique et littéraire dans les royaumes de France et d’Angleterre au bas Moyen Âge. Entre la fin du XIIIe et la fin du XVe siècle, les traités sur le droit d’armes et l’art de la guerre soulignent la nécessité d’une régulation des usages de la force armée. Ils s’attachent à promouvoir un cadre disciplinaire pour les gens de guerre du roi, et des principes de protection pour les non-combattants.

 

Ces préoccupations répondent à l’affirmation de la place du pouvoir souverain dans le contrôle des actes de guerre, mais aussi aux demandes du corps social et des assemblées politiques face aux destructions générées par les opérations militaires. Alors que l’armée royale s’organise institutionnellement en France comme en Angleterre, et qu’émerge un statut socio-professionnel pour les gens de guerre, les ordonnances royales se font directement l’écho de ces préoccupations.
La question des rapports entre la guerre et la violence armée paraît ainsi s’intégrer pleinement aux problématiques du sujet d’histoire médiévale portées à la réflexion des candidats à l’agrégation interne. Cette conférence s’intéressera plus précisément au royaume de France, qui représente un espace densément touché par les opérations militaires pendant la période considérée.



lundi 15 décembre
à 19 h


« Agir pour une architecture moderne - L'oeuvre de Robert Mallet-Stevens »

une conférence de Richard KLEIN, professeur à l'école nationale supérieure d'architecture et du paysage de Lille, auteur d'une monographie de référence sur Mallet-Stevens parue en 2014.

Si la villa Cavrois à Croix, la villa Noailles à Hyères, le château Paul Poiret à Mézy, les immeubles de la rue qui porte son nom dans le quartier parisien d'Auteuil font aujourd'hui la célébrité de Robert Mallet-Stevens , il fut aussi un architecte engagé dans des  projets  nombreux et divers  :  pavillons pour les expositions internationales parisiennes de 1925 (arts décoratifs et industriels modernes) de  1937 et pour celle  du Progrès social organisée en 1939 à Lille, édifices publics,  villas, ateliers, devantures de magasins, décors de cinéma...
Avec Le Corbusier, il fut un des éminents représentants de l'architecture moderne en France durant l'Entre Deux Guerres et participa au renouvellement du langage architectural et des arts décoratifs .
Militant de la modernité, il fonda en 1929 l'Union des artistes modernes et devint directeur de l'école des Beaux Arts de Lille en 1935.
C'est cette œuvre aux multiples dimensions et influences qu'abordera Richard Klein.



mardi 9 décembre
à 17 h 15


« Découverte des mécanismes fondamentaux du trafic vésiculaire intracellulaire »

une conférence de François FOULQUIER, chercheur au CNRS, Université de Lille-1, Unité de Glycobiologie Structurale et Fonctionnelle et intervenant en CPGE au lycée Faidherbe (BCPST).

Délimitée par une membrane plasmique, la cellule eucaryote est composée de nombreux compartiments membranaires cellulaires. Afin de maintenir l’homéostasie fonctionnelle et l’intégrité structurale de chaque compartiment, un système extrêmement évolué de communication entre les différents compartiments existe. Ces échanges, indispensables à la vie cellulaire, se font par l’intermédiaire de vésicules. En perpétuel remaniement, la régulation de ces mécanismes est cruciale et des dysfonctionnements sont la cause de pathologies.  
Le prix Nobel de Médecine ou Physiologie 2013 a récompensé Randy Schekman, James Rothman et Thomas Südhof, trois chercheurs ayant apporté des contributions majeures à la compréhension des mécanismes moléculaires du transport vésiculaire intracellulaire.  
Au cours de cet exposé seront présentées les bases des mécanismes impliqués dans la communication inter-compartimentale via le trafic vésiculaire ainsi que les dysfonctionnements pouvant conduire à des pathologies humaines.



jeudi 4 décembre
à 19h


« Les médias dans les années 1930 : la révolution de l'image et du son »

une conférence de Christian DELPORTE, professeur d’histoire contemporaine, vice-Président du Conseil académique, chargé de la commission recherche, vice-président à la Recherche et au Développement scientifique - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines -.

Les années 1930 marquent une deuxième étape de la révolution médiatique, engagée dans le dernier tiers du XIXe siècle avec l’avènement des quotidiens de masse. Elle est caractérisée par la brusque affirmation de l’image et du son, à la fois comme outils d’information et comme fondements d’une nouvelle culture universelle – qu’il conviendra de définir. Certes, la photographie ou le disque existaient avant cette époque. Mais la diversification et la massification des supports (presse quotidienne et magazine illustrée, actualités « parlantes », radio, etc.) bouleversent alors les conditions du système médiatique et pèsent sur les habitudes, les comportements, l’imaginaire du plus grand nombre. La présentation le montrera, appuyée sur la diffusion de documents visuels et sonores.


En collaboration avec Fabrice d’Almeida, Christian Delporte a publié "Histoire des médias en France de la Grande Guerre à nos jours", Paris, Flammarion, 2010, 510 p., Coll. Champs Histoire.


jeudi 25 septembre
à 19h


« L'histoire du droit français »

une conférence de Bernard BEIGNIER, professeur des Universités, doyen honoraire de la faculté de droit de Toulouse, recteur de l’académie d’Amiens.

Le droit est une donnée capitale des sociétés européennes et occidentales. Dans la modernité, il devient même la règle de vie en société la plus importante.
Dans le droit français, la loi est, depuis au moins la révolution, la source dominante. Les sociétés anglo-saxonnes s’en remettent plus volontiers au juge pour dire le droit.

 

Mais d’où vient le droit français ?
A l’image du pays, il a deux grandes sources : romaine et coutumière, Midi et Nord. Deux variantes notables entre une société privilégiant l’individu et une autre le groupe ; l’une l’écrit, l’autre l’oralité.
Pour autant, le droit français évolue dès le renforcement de l’Etat royal avec la fin de la Guerre de Cent Ans. Les rois Valois imposent une langue officielle et les premières lois du pays (les ordonnances). Le mouvement s’amplifient avec les Bourbons et tout spécialement Louis XIV à l’origine des grandes structures de l’administration française. La révolution a peu d’effets techniques sur le droit, mais un très fort effet politique. Napoléon Bonaparte reprend le mouvement d’unification lancé par la monarchie absolue avec les « Cinq Codes ».
La IIIe République sera celle des « libertés publiques » instituées et proclamées. La Ve République est d’abord un temps de rénovation du droit français.
La question présente est de savoir si un droit « français » est encore dominant face aux sources internationales ; par ailleurs, ce droit devient un droit complexe et parfois d’une densité tel qu’il redevient incertain même pour les professionnels du droit que sont les juristes.