Sous le patronage de Patrick Wattellin, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2017 - 2018
 

 
mardi 3 octobre 2017
à 19h

« RÉSISTER AU FÉMININ DANS LA ZONE INTERDITE.
1940-1944, ET APRÈS ? »


une conférence de Catherine LACOUR-ASTOL, docteure en histoire contemporaine, IA-IPR d’histoire-géographie, académie de Lille.


Plus encore que la Résistance dont l’histoire a longtemps été écrite au masculin, la mobilisation des femmes dans la Résistance, pourtant objet d’un hommage immédiat, a connu une historicisation délicate. Interroger la Résistance dans une perspective de genre, c’est prendre appui sur les avancées d’une recherche récente et ainsi éclairer un engagement spécifique tant par ses modalités que par son devenir. C’est aussi mettre en évidence une autonomie féminine insoupçonnée. Inscrit dans un espace singulier à plus d’un titre – la zone interdite, soit les départements du Nord et du Pas-de-Calais -, le propos vise aussi à éclairer la diversité des régimes et des expériences d’occupation, la pluralité des engagements résistants, et donc la dimension territoriale de la Résistance.

 

jeudi 28 septembre 2017
à 19h

« CANNES 1939, LE FESTIVAL QUI A EU LIEUX »

une conférence de Olivier LOUBES, professeur d’histoire en khâgne au lycée Saint-Sernin de Toulouse, historien de l’imaginaire politique et de l’enseignement (CNRS FRAMESPA/Université de Toulouse 2 Jean Jaurès), correspondant de la revue L’Histoire.


Tout était prêt ! Pourtant, le 29 août 1939, la guerre qui va éclater annule la toute première édition – prévue du 1er au 20 septembre – de ce qui allait devenir le principal événement culturel mondial. Cannes 1939 n’a donc pas eu lieu. Pourtant ce festival a existé en de nombreux lieux. L’ambition de cette conférence sera justement de parcourir ces lieux en images pour comprendre ce que signifiait la création d’un Festival international du Film en 1939. Grâce aux archives abondantes et inédites du Festival et à l’analyse des films sélectionnés en compétition, on ira de Venise à Cannes en passant par Munich, New York et Paris. En deux secondes de cinéma, c’est à dire en deux fois 24 images, il s’agira d’abord de voir que la fabrique de Cannes 1939 fut le lieu de l’invention d’une diplomatie culturelle antifasciste (sans oublier de questionner chemin faisant le rapport entre les Etats-Unis et le monde). Puis en s’attachant au contenu des films sélectionnés, on se demandera si cette première séance ne fut pas avant tout « l’anthologie prémonitoire » (G. Perec) des festivals à venir.