A/L
LA SPÉCIALITÉ ALLEMAND



/ Hallo und herzlich willkommen am Lycée Faidherbe !

Au lycée Faidherbe de Lille, la khâgne «spécialité allemand» accueille des étudiants germanistes venant d’une hypokhâgne où ils ont étudié l'allemand en LVA ou en LVB et qui s'intéressent particulièrement à la littérature et à la civilisation des pays germanophones. Cette spécialité prépare les étudiants de manière intensive à de nombreux concours et cursus universitaires. Elle suit notamment le programme du concours de l’École Normale Supérieure de Lyon - Lettres Sciences Humaines (ENS-LSH) et prépare également à l'intégration d'une école de commerce ou à une poursuite d’études germaniques à l’Université. Elle s’inscrit par conséquent dans le parcours universitaire LMD, avec l’obtention de crédits ECTS (équivalence Licence 2). Outre le programme de l'ENS de Lyon (constitué de trois œuvres), les étudiants sont formés au thème littéraire, à la version, à l’étude de la presse et de la civilisation des pays germaniques. Ils en étudient également les réalités politiques et économiques. Et tous les deux ans, un voyage d'études à Berlin est proposé aux étudiants germanistes.
Entrée de la maison de Goethe à Weimar Johann Heinrich Wilhelm Tischbein, Goethe in der römischen Campagna (1787)

/ Pourquoi choisir la «spécialité allemand» en Khâgne ?

L'allemand en khâgne est plus que jamais un choix raisonné qui permet non seulement d'étudier le monde germanophone dans toutes ses dimensions (sa littérature particulièrement riche, ses philosophes, son histoire et sa civilisation), mais qui se révèle également être un véritable atout pour la poursuite des études supérieures et pour la carrière professionnelle. En effet, les étudiants ayant une bonne maîtrise de la langue allemande et connaissant bien les pays germaniques ont une bonne insertion professionnelle. De nombreuses institutions européennes et de très nombreuses entreprises allemandes et françaises sont, en effet, à la recherche de jeunes germanistes et leur proposent des emplois en France ou en Allemagne.

/ Faut-il avoir un bon niveau d'allemand dès le départ ?
Les groupes de «spécialité allemand» sont assez hétérogènes, car les étudiants ont étudié l'allemand soit en première ou en deuxième langue et viennent de lycées différents. Certains sont originaires d'une hypokhâgne d'un autre lycée qui ne propose pas de «spécialité allemand» et rejoignent le lycée Faidherbe en khâgne. Parfois ils sont issus d'une section européenne ou Abibac dans leur lycée d'origine. C'est pourquoi une remise à niveau importante est systématiquement effectuée au début du cycle.

/ Que fait-on en khâgne «spécialité allemand» ?
Les étudiants germanistes ont un enseignement hebdomadaire de 2 à 4 heures d'allemand en classe d'hypokhâgne et les étudiants «spécialistes» suivent 10 heures d'allemand en khâgne. Les cours sont de nature différente (littérature, traductions, étude d'articles de presse) selon le module.

/ Qui sont les professeurs ?
La particularité du lycée Faidherbe est que les étudiants ne travaillent pas avec un seul professeur d'allemand, mais avec plusieurs professeurs expérimentés, spécialisés et reconnus dans leur domaine. Ils sont en charge des différentes compétences requises pour les concours. Ceci permet un suivi précis et très personnalisé des étudiants. Ceux-ci sont, par exemple, accompagnés dans leurs choix des concours et lors des inscriptions en décembre et janvier.

/ La spécialité, prépare-t-elle au métier d'enseignant d’allemand ?
Les langues sont essentielles pour tous les métiers et toutes les formations futures. Elles servent à passer les concours de toute une série de formations, et elles contribuent à réaliser un projet de mobilité internationale après l'intégration d'une grande école ou d'une université. Seule une infime partie des étudiants ayant suivi la khâgne «spécialité allemand» se destine au métier d'enseignant d'allemand.

/ Où vont les étudiants après la khâgne «spécialité allemand» ?
  • L’École Normale Supérieure de Lyon
  • Les Instituts d’Études Politiques (SciencesPo)
  • Les Écoles de commerce (banques CCIP, IENA, Ecricome)
  • L’ISIT et l’ESIT, Écoles de traduction et d’interprétariat
  • Le CELSA (École d'information et de communication)
  • La Faculté de Droit de Lille 2 dans le cadre de sa convention avec le Lycée Faidherbe
  • Les doubles diplômes en Droits français et allemands en partenariat avec l’Allemagne
  • Une université proposant des études germaniques (par exemple Lille 3).
En outre, les étudiants se destinant à l’université suivent sans problème des doubles cursus de toute sorte.
(pour plus d'information, visiter le site de l'université franco-allemande à cette adresse : https://www.dfh-ufa.org)

/ Quel est le programme de l'ENS de Lyon ?
Le programme de l'ENS de Lyon change chaque année et il est publié à la fin du mois de mai. Les trois genres littéraires (théâtre, poésie, récit) sont obligatoirement représentés. A titre d'exemple, le programme de l’année universitaire 2017-2018 est composé des œuvres suivantes :
a) Else LASKER-SCHÜLER, Ausgewählte Gedichte, mit einem Nachwort von Uljana WOLF, FISCHER Taschenbuch; Auflage: 1 (25. Februar 2016), ISBN: 978-3-596-52099-2.
b) Friedrich DE LA MOTTE FOUQUÉ, Undine [1811]. Eine Erzählung. Reclam (UB 491), 96 p., ISBN : 978-3-15-000491-3.
c) Franz GRILLPARZER, König Ottokars Glück und Ende. [1825], Trauerspiel in fünf Aufzügen. Hrsg. von Karl PÖRNBACHER. Reclam. (UB 4382), 112 p., ISBN : 978-3-15-004382-0.

/ Qu'en pensent les anciens étudiants ?
Les anciens étudiants germanistes de khâgne «spécialité allemand» sont très satisfaits de leur choix. Ci-dessous quelques témoignages.

Camille K. (promo 2016) → École de commerce AUDENCIA, Nantes :
« Suivre une formation en allemand a été pour moi l'occasion d'assister à des cours de qualité et de me préparer au mieux aux concours qui m'intéressaient. J'ai pris du plaisir à découvrir la richesse de la culture germanophone tant d'un point de vue littéraire que civilisationnel. De plus, les cours sont dispensés par plusieurs professeurs ayant chacun leur domaine de compétence et cela est vraiment plaisant car ils nous permettent de bénéficier de conditions optimales pour progresser. »

Agathe C. (promo 2016) → Langue, Littérature et Civilisation Étrangère (LLCE) mention Allemand à l'université Lille 3, puis préparation au concours d'entrée à l’École supérieure de journalisme de Lille :
« Élève de classe préparatoire littéraire (AL) et germanophile convaincue, j'ai choisi en khâgne de suivre la spécialité Allemand. Cela m'a permis de pratiquer l'allemand de façon plus régulière, plus poussée et cela m'a beaucoup apporté. D'un point de vue linguistique bien sûr, mais également sur les plans culturel et civilisationnel.
Les cours de traduction ont été l'occasion pour moi d'enrichir considérablement mon vocabulaire et de prendre le temps de revenir sur des points délicats, de grammaire par exemple. Ils ont largement contribué à parfaire ma maîtrise de l'allemand. Tout au long de l'année, nous avons notamment traduit des extraits de textes littéraires extrêmement variés – de langue allemande comme de langue française – qui m'étaient, pour beaucoup, inconnus. J'ai fait de belles découvertes ! Auxquelles il faut ajouter les trois œuvres intégrales étudiées, de façon plus approfondie encore, en cours de littérature. Enfin, les cours de civilisation m'ont permis d'élargir ma connaissance du monde germanophone, de mieux comprendre son histoire, ses traditions, mais aussi les enjeux sociaux et politiques, voire économiques, auxquels il est aujourd'hui confronté. Dans le cadre de ce cours, j'ai notamment apprécié travailler à partir d'articles issus de la presse germanophone, dont je savais très peu de choses auparavant mais que je lis désormais régulièrement.
Je suis aujourd'hui en troisième année de licence Langue Littérature et Civilisation Étrangère (LLCE) mention Allemand à l'université et le travail mené dans le cadre de la spécialité allemand tout au long de mon année de khâgne porte ses fruits ! »

Louise S. (promo 2016) → (Institut d'Administration des Entreprises de Lille – IAE Lille) :
« Après avoir fait une classe Abibac au lycée Faidherbe, j'ai choisi de poursuivre mes études avec une classe préparatoire aux grandes écoles A/L en spécialité allemand. Nous étions seulement quatre élèves à avoir choisi cette option, ce qui a permis aux professeurs d'être particulièrement à l'écoute et de nous aider individuellement. Il y avait une grande place pour l'interaction orale, ce qui nous a permis de faire de réels progrès en allemand. Enfin, les œuvres étaient très intéressantes! Ce fut une très belle expérience que je recommande, même si la suite des études n'est pas centrée sur l'allemand car on y apprend beaucoup de choses ! »

Alice M. (promo 2015) → Licence 3 en Erasmus à l'université de Berlin, puis Master en recherche mention : « Allemand – Mondes germaniques » à l'Université de Strasbourg :
« En allemand tronc commun, nous sommes déjà peu nombreux, ce qui permet aux professeurs de fournir un enseignement et une aide très personnalisés. On cible nos difficultés, on travaille dessus et surtout, il ne faut pas hésiter à parler, parce qu’en petit groupe, il y a de la place pour tout le monde !
En spé allemand, on est encore moins. Dans ma promo, on était quatre. L’ambiance était toujours détendue, c’était un plaisir pour les élèves autant que pour les professeurs je crois. Cela m’a été très bénéfique. Etant de nature plutôt réservée, impossible de se fondre dans la masse dans un aussi petit groupe ! J’ai été obligée de développer mes capacités orales, de me lancer quand le groupe bloquait et que je n’osai pas donner la réponse. Je me suis rendue compte qu’on se complétait plus ou moins, que c’était l’union qui faisait la force. Là où j’étais plus faible, les autres pouvaient m’expliquer et inversement. La prépa, peu importe les matières, c’est toujours beaucoup d’entre-aide et c’est difficile à assimiler au début quand on se retrouve au milieu de premiers de classe. On voit les autres comme des rivaux, pas comme des égaux.
Pour ce qui est du programme, en tronc commun c’est plutôt libre, tant qu’on touche à la littérature la plus récente. En spé, c’est beaucoup plus complexe. Les œuvres à étudier sont souvent difficiles à lire et il ne s’agit pas de les survoler. C’est important de bien comprendre ce qu’on lit. Mais on est beaucoup aidés par les professeurs et cela reste très intéressant de voir l’évolution de la langue, d’étudier un texte comme on le ferait en français et de pouvoir inscrire l’œuvre et l’auteur dans son contexte historique, la société de son époque, etc… Mes cours préférés restent ceux de traduction, ou plutôt de thème, puisque la version se fait en tronc commun, mais c’est seulement une histoire de goût pour la langue allemande. Comprendre comment l’allemand fonctionne, indépendamment du français, réussir à détacher son esprit de sa langue maternelle pour comprendre un tout autre système d’expressions, de mots, de façons de penser, pour ensuite essayer de trouver des correspondances entre les deux, ça c’est fascinant. »

Olivier V. (promo 2014) → Études d'orthophonie en Suisse :
« La Khâgne allemand est une expérience que je revivrais avec plaisir. La littérature de différentes époques est bien sûr au centre de la formation, mais tout ne s'arrête pas là : la proximité avec les professeurs m'a permis d'étendre mon vocabulaire et de parfaire ma syntaxe. Si cela ne suffisait pas, l'actualité des pays de langue germanophone prend aussi une place importante dans l'enseignement, j'ai pu poursuivre mes études en Suisse sans m'y retrouver en terre inconnue. J'aurai appris beaucoup de cette formation ! »

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par Nikolaos Kalpakidis
pour l'allemand CPGE