TCP/IP
doit être installé sur toute machine connectée à l'internet. Son rôle se résume à
faire communiquer les machines. Ce protocole doit
son succès à :
la possibilité de fonctionner avec n'importe quel système d'exploitation (Windows,
Unix, McIntosh,...)
sa versatilité client-serveur, la même machine pouvant à la fois
être un serveur (mettre des informations à disposition) ou un client (lire des
informations sur d'autres serveurs) ;
la possibilité d'interconnecter dynamiquement les réseaux ;
est la partie qui assure le
cheminement de l'information de nœuds en nœuds (de serveurs
en serveurs) ; toute machine connectée est repérée par une adresse IP
codée sur quatre octets ("o1.o2.o3.o4") ; il est donc
théoriquement possible de connecter quelque quatre milliards de machines sur Internet !
(232 = 4 294 967 296)
voir quelques précisions sur IP, les réseaux IP
et les calculs de sous-réseaux
est la partie qui scinde les informations en paquets à
l'expédition et les regroupe à destination ; TCP contrôle aussi l'intégrité des
données et gère les erreurs de transmission.
Quand on lit une page web située sur un serveur web à l'autre bout du
monde, les paquets peuvent très bien transiter par des chemins différents ; et si la
page lue se trouve physiquement de l'autre côté de la rue, les paquets peuvent très
bien faire le tour du monde avant d'arriver ; voilà pour expliquer la dynamique de TCP/IP
Les services ou protocoles annexes
Internet est un ensemble de services (pages multimédia, courrier,
discussions, etc...) ; chaque service utilise un protocole annexe pour
fonctionner. Des logiciels spécifiques sont
nécessaires pour utiliser ces services. Quand on installe sur une machine un de ces
logiciels spécifiques, il installe automatiquement, par-dessus le protocole réseau
TCP/IP, le protocole annexe adéquat.
On peut schématiser la configuration d'une machine
"connectable" par un empilement de couches, la plus basse étant celle qui
représente le matériel
Il existe maintenant de très nombreux protocoles
logiciels (annexes) ; seuls les plus importants sont ici cités.
est le protocole du W.W.W.(web)
; il permet de naviguer ("surfer") d'une page multimédia à
une autre par l'intermédiaire de liens hypertextes actifs ; le lien, qui
peut être du texte (souligné) ou une image, pointe vers une autre page
sur le même serveur ou sur un autre.
est le protocole permettant de
transférer des fichiers d'une machine à une autre ; un client
peut copier un fichier à partir d'un dossier d'un serveur
("downstream") et inversement ("upstream").
est le protocole
permettant l'échange de courrier électronique ("e-mail")
est plus récent que SMTP ; il ne
sert qu'à la remise de courrier, mais permet de gérer plusieurs
adresses électroniques et de les conserver dans la même "boîte aux lettres"
(BAL) sur un serveur en attendant l'appel d'un client pour vider cette BAL.
est le protocole pour
les NEWS (discussions en ligne) qui permet l'échange de messages entre
les serveurs abritant les NewsGroups (forums de discussions), chaque
forum traitant d'un sujet bien ciblé.
est
le protocole pour les "chats" (prononcer "tchatte" au
singulier) qui sont aussi (comme les news) des discussions en ligne par l'intermédiaire
du clavier, mais en temps réel ; les clients se connectent sur un serveur spécifique,
font connaissance et bavardent.
est le protocole permettant de se
connecter sur un serveur fonctionnant avec le système d'exploitation UNIX. C'est le plus ancien service encore utilisé sur le Net.
Hiérarchie et domaines
La clé pour se connecter à l'internet, autrement dit pour établir un
"socket" (une prise) sur le net, c'est donc l'adresse I.P. qui
identifie chaque machine. C'est une organisation de professionnels, l'INTERNIC, qui attribue ces adresses ; elle possède
des antennes dans tous les pays ; en France, cette organisation s'appelle AFNIC (anciennement France).
L'adresse I.P. est transformée en clair par un service particulier, le ; tout serveur connecté fait donc appel à ce protocole pour que son adresse en
clair soit comprise sur le Net.
On peut tester par exemple, les deux liens suivants, "209.143.134.225" et "www.faidherbe.org", et
constater qu'ils pointent vers la même page.
Au niveau de l'entreprise ou du
particulier, le premier contact passe obligatoirement par un prestataire
de services ("provider" au sens large). Les providers sont des
professionnels d'Internet, tous affiliés à un NIC national et donc
reconnus par l'INTERNIC.
Plusieurs cas de figures sont envisageables.
On veut consulter le WWW, les forums, avoir une boîte à lettres,
etc... : il faut signer un contrat avec un
("provider" au sens strict) qui donnera un accès (limité ou non) à Internet,
moyennant un abonnement, sous forme d'un nom d'utilisateur
("login") et d'un mot de passe. En fait, le fournisseur
d'accès attribue, au moment de la connexion de l'internaute, une des adresses IP dont
il dispose à cette date. Si on est connecté par câble, donc en permanence (accès
direct), certains FAI peuvent "louer" une adresse IPsortantefixe, mais ce n'est pas le même tarif.
On veut mettre à disposition sur Internet des
ressources diverses (pages multimédia, logiciels, forums, e-business, etc...) : il faut
demander à un prestataire un nom de domaine ; le prestataire contacte le
NIC national ou l'INTERNIC, s'assure de la recevabilité de la demande et de la
disponibilité du nom demandé. Le nom de domaine et son adresse
IP associée (par exemple faidherbe.org
et 209.143.134.225 )
sont alors enregistrés par un NIC qui perçoit une rémunération. Cette adresse
est alors une adresse permanente entrante, qui pointera sur le serveur
web (et le réseau interne qu'il contrôle) qui abrite les ressources à
partager (). Il vaut mieux évidemment que le serveur web soit connecté
et consultable en permanence ; il peut se situer sur les lieux même de l'entreprise, ou
chez un prestataire-hébergeur (serveur web virtuel) qui sera rémunéré
pour le service.
"Consulte mon site !" Tout internaute qui se
respecte a réalisé et mis en ligne ses propres pages web multimédia. Pour mettre en
ligne des pages multimédia standards ne nécessitant pas de programmation évoluée, le
plus simple est de faire héberger ses pages chez un prestataire,
qui peut aussi être le fournisseur d'accès. Beaucoup de FAI
proposent 10 Mo d'espace pour des pages et 5 boîtes à lettres compris dans l'abonnement
pour l'accès à Internet. Certains sites spécialisés offrent même un hébergement
gratuit (mais limité en espace), c'est le cas de altern.org
qui a du mettre la clé sous le paillasson à cause d'un "client indélicat".
Dans ce cas le "site" sera inclus dans un sous-domaine du prestataire qui
attribuera l'adresse IP qu'il veut et imposera le nom de son domaine dans l'adresse
textuelle du site :
par exemple "perso.infonie.fr/faidherb"
pour les pages web du lycée Faidherbe hébergées dans le sous-domaine
(sur un serveur web secondaire) "perso" du FAI
"fr"ançais "INFONIE".
Avoir un nom de domaine simple et évocateur n'est pas forcément un
luxe. Si l'on veut par exemple visiter l'Elysée et dire bonjour à Monsieur le
Président, on ne cherchera pas midi à quatorze heures ; il suffit de taper www.elysee.fr naturellement. Pour une entreprise
travaillant sur le net, c'est évidemment indispensable. De plus, tous les outils et
programmes utilisables sur le net peuvent être exploités quand on possède son propre
domaine ; on peut encore héberger chez soi un forum ou un autre site,
créer des boîtes à lettres avec une adresse tout aussi évocatrice, héberger une liste
de diffusion, etc...
A noter que l'immense fortune de Bill Gates ne suffira pas à racheter les nombreux
domaines du genre "www.bgates.org" ou
"bill.gates.net" ! Autre exemple : celui d'un grand lycée où élèves et enseignants
désirent utiliser les nombreuses possibilités d'Internet ; il semble alors utile,
d'après ce qui a été expliqué précédemment, de dépenser 70 $ tous les deux ans pour
acheter "www.faidherbe.org", plutôt que
de se contenter d'un "www2.ac-lille.fr/faidherb" peu pratique.
Les noms de domaine sont classés en
catégories identifiables par les derniers caractères aprés le dernier point. Les
spécialistes appellent ces catégories "top level domains"
(domaines de plus haut niveau).
Beaucoup de ces suffixes sont délivrés par l'INTERNIC et "s'achètent aux
Etats-Unis :
.com désigne des domaines à caractère commercial ; .net , des entreprises professionnelles d'Internet, des réseaux et
communications ; .edu , des établissements d'enseignement et universitaires ; .org , des associations et organismes à but non lucratif ; .mil , des organismes militaires ; .gov , des organismes gouvernementaux ; etc...
Puis viennent les "top level domains" nationaux, délivrés
par les NIC nationaux et qui rassemblent toute sortes de domaines établis dans un pays
bien précis : .fr (France), .be (Belgique), .nl
(Pays-Bas), .de (Allemagne), .it (Italie), .sp
(Espagne, .gr (Grèce), .uk (Royaume Uni), .ca
(Canada), .us (Etats Unis), etc....
Les NIC contrôlent l'attribution des noms de domaine ; par exemple, un
lycée public français ne peut pas prendre un domaine .fr puiqu'il est
géré par une Académie ; il ne peut devenir que sous-domaine du domaine d'une Académie,
ou se contenter d'un dossier de ce sous-domaine ; il ne peut pas prendre un .edu
car cela est réservé aux établissements délivrant un diplôme BAC + 4 ; il n'y a plus
guère de choix !
La page consacrée au WWW explique d'une autre manière
l'importance pour un internaute de bien comprendre la notion de nom de domaine.