Sous le patronage de Patrick Wattellin, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2017 - 2018
 

 
mardi 3 octobre 2017
à 19h

« RÉSISTER AU FÉMININ DANS LA ZONE INTERDITE.
1940-1944, ET APRÈS ? »


une conférence de Catherine LACOUR-ASTOL, docteure en histoire contemporaine, IA-IPR d’histoire-géographie, académie de Lille.


Plus encore que la Résistance dont l’histoire a longtemps été écrite au masculin, la mobilisation des femmes dans la Résistance, pourtant objet d’un hommage immédiat, a connu une historicisation délicate. Interroger la Résistance dans une perspective de genre, c’est prendre appui sur les avancées d’une recherche récente et ainsi éclairer un engagement spécifique tant par ses modalités que par son devenir. C’est aussi mettre en évidence une autonomie féminine insoupçonnée. Inscrit dans un espace singulier à plus d’un titre – la zone interdite, soit les départements du Nord et du Pas-de-Calais -, le propos vise aussi à éclairer la diversité des régimes et des expériences d’occupation, la pluralité des engagements résistants, et donc la dimension territoriale de la Résistance.

 

jeudi 28 septembre 2017
à 19h

« CANNES 1939, LE FESTIVAL QUI A EU LIEUX »

une conférence de Olivier LOUBES, professeur d’histoire en khâgne au lycée Saint-Sernin de Toulouse, historien de l’imaginaire politique et de l’enseignement (CNRS FRAMESPA/Université de Toulouse 2 Jean Jaurès), correspondant de la revue L’Histoire.


Tout était prêt ! Pourtant, le 29 août 1939, la guerre qui va éclater annule la toute première édition – prévue du 1er au 20 septembre – de ce qui allait devenir le principal événement culturel mondial. Cannes 1939 n’a donc pas eu lieu. Pourtant ce festival a existé en de nombreux lieux. L’ambition de cette conférence sera justement de parcourir ces lieux en images pour comprendre ce que signifiait la création d’un Festival international du Film en 1939. Grâce aux archives abondantes et inédites du Festival et à l’analyse des films sélectionnés en compétition, on ira de Venise à Cannes en passant par Munich, New York et Paris. En deux secondes de cinéma, c’est à dire en deux fois 24 images, il s’agira d’abord de voir que la fabrique de Cannes 1939 fut le lieu de l’invention d’une diplomatie culturelle antifasciste (sans oublier de questionner chemin faisant le rapport entre les Etats-Unis et le monde). Puis en s’attachant au contenu des films sélectionnés, on se demandera si cette première séance ne fut pas avant tout « l’anthologie prémonitoire » (G. Perec) des festivals à venir.

 

Sous le patronage de François Beckrich, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2012 - 2013
 

   
Lundi 11 mars 2013 à 18 h

  

  

Lundi 18 mars 2013 à 18 h
« De la Marine de Napoléon III à la Royale de Marianne 1851-1914 »

et

« De Dixmude à Vichy : la Marine à l'ombre des deux guerres mondiales »

 

deux conférences de Jean MARTINANT de PRENEUF, maître de conférence à l'Université Charles de Gaulle - Lille 3 (I.R.H.S.) et chercheur associé au Service historique de la Défense.
Jean de Preneuf a publié en 2012 avec Philippe Vial  "La marine française sur les mers du monde (1860-1939)".

 

Dans un pays continental à vocation maritime comme la France, la priorité va structurellement à l'armée de Terre. Reste que la marine militaire participe aussi pleinement à l'exercice de la souveraineté, que ce soit pour garantir la sécurité de la France en Europe ou défendre ses intérêts outre-mer. Le partage des ressources entre le Nord-Est et le grand large pose question tout au long de la période, du Second empire à l'Etat français.

A l'heure de l'alphabétisation des masses et d'une parlementarisation croissante, les débats sur la politique navale sont de moins en moins l'apanage des seuls experts et des militaires. Pour autant, les Français peinent à saisir l'apport de la marine lors des différents conflits, au grand dam des marins qui s'estiment incompris que ce soit en 1871, en 1918 ou en 1945.
En raison des enjeux budgétaires, industriels et humains qu'elle représente (la marine est le premier complexe industriel du pays), elle est aussi un enjeu de politique intérieure. Les marins font dans un premier temps figures d'enfants chéris du régime impérial. Mais, dès 1879 et la République des républicains, leur marginalité (numérique et géographique mais aussi sociale et fonctionnelle) pose la question récurrente de leur insertion dans la société et de la loyauté des cadres envers le régime républicain. La républicanisation concerne autant la Marine que l'armée de Terre. Le particularisme des marins, à la fois populaires et méconnus, est mis en scène de part et d'autre, jusqu'à l'acmé de l'Etat français : déçue par l'évolution du régime et de la société, la majorité des cadres adhère alors à la Révolution nationale et la marine constitue un des piliers de Vichy tandis qu'une minorité sert dans les rangs de la France libre.

 

 

 Mercredi 13 mars 2013
à 19 h


Conférence
annulée

« The struggle for civil rights in the USA: from black emancipation to women’s rights»

une conférence de Madame Ida Eve HECKENBACH attaché culturel auprès de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique à Paris.


US Embassy Paris Cultural Attaché Ida Heckenbach will be giving a presentation on the history of Civil Rights in the United States of America.
She will discuss the end of slavery in America and the following Civil Rights movement that brought about voting rights and equality for African American citizens.
She will also discuss the history of women’s rights in America as well as the struggles of other minority groups in seeking equal opportunity.
A question and answer session will follow.

page officielle de Women’s History Month 2013



 Vendredi 8 février 2013
à 17 h 30


« Autour du soldat-citoyen dans la Grande Guerre »

une conférence de André Loez, historien et enseignant en classes préparatoires. André Loez poursuit des recherches sur les désobéissances et sur l'histoire sociale de la guerre de 1914-1918. Il a notamment publié "La Grande Guerre" (La Découverte, 2010), "14-18, Les Refus de la Guerre, une Histoire des Mutins (Paris, Gallimard, 2010).

Entre 1914 et 1918, près de huit millions de Français passent sous l'uniforme. Soldats mobilisés pour la patrie, militaires soumis à la hiérarchie et à une stricte discipline, ils sont aussi des citoyens d'une République qui leur a appris à discuter, délibérer, défendre leurs droits, et même à désobéir quelquefois. Etudier ce statut ambigu de "soldat-citoyen" permet d'aborder toute la complexité de la période.


Vendredi 1er février 2013
à 17 h


« Un chat impossible ? » ou comment gagner un prix Nobel par des considérations félines.

une conférence de Thibaut Cousin, professeur en C.P.G.E. au lycée Faidherbe.

En 1935, peu après l'avénement de la physique quantique décrivant le comportement des atomes, un de ses fondateurs Erwin Schrödinger est pris de doute sur sa validité. Il imagine une curieuse expérience imaginaire à l'issue de la laquelle un chat se retrouverait mort et vivant à la fois.

En 2012, Serge Haroche et David Wineland reçoivent le prix Nobel de physique pour avoir réalisé des «chats de Schrödinger» ! Qu'appellent-ils un chat ? Comment concilier cela avec le sens commun, qui veut que les choses ne soient pas dans deux états différents à la fois ? Et quels en sont les enjeux ?

Le vendredi 1er février à 17h, en salle des conférences au lycée Faidherbe, je vous présenterai l'histoire de deux paradoxes devenus des réalités aujourd'hui, celui du chat de Schrödinger et celui du choix retardé. Cela nous servira de tremplin pour mieux comprendre le comportement étonnant de la matière à des échelles où l'intuition humaine n'a plus cours, et pour se convaincre qu'on ne peut plus parler des lois quantiques comme on le faisait dans les ouvrages des décennies passées.


Jeudi 31 janvier 2013
à 19 h 30

 « La mémoire coloniale aujourd'hui, quels enjeux ? »

une conférence de Madame Laurence De Cock, historienne et professeure d’histoire au lycée de Nanterre, vice-présidente du Comité de Vigilance face aux Usages Publics de l’Histoire (CVUH), auteur de "La Fabrique Scolaire de l'Histoire" (Paris, Agone, octobre 2009).

La mémoire coloniale irrigue les débats publics. La visite du président François Hollande en décembre dernier en est l'illustration la plus récente. Passé sensible, l'histoire coloniale est aujourd'hui l'objet de multiples usages et instrumentalisations souvent partisanes. Pour certains, elle devient  un outil de construction identitaire selon le modèle victimaire d'héritier de l'oppression coloniale. Pour d'autres, elle est encore l'occasion de vanter la grandeur nationale, voire la hiérarchie des "civilisations".  Au cœur de cette vision bipolaire, on comprend que la mémoire coloniale agite la problématique républicaine toute entière. Le passé colonial serait-il, après la période de la collaboration, le nouveau "passé qui ne passe pas" ? Le retour sur cette page sombre permet-il de fonder un nouveau contrat républicain ?
Au coeur de ces enjeux se trouve la question de la place de l'immigration dans la société française et de celle du racisme qui lui est accolée. La mémoire coloniale s'est posée comme le prisme de lecture des discriminations subies aujourd'hui par  les populations héritières de l'immigration en France.  Nous tenterons de restituer l'itinéraire de cette construction, sa chronologie, ses acteurs et les enjeux politiques qui en découlent.

 
Jeudi 17 janvier 2013
à 17 h 30


« 1870 - 1871 : de la ''folle guerre'' à ''l'année terrible'' »

une conférence de Jean-François Chanet, professeur des universités, chercheur au centre d'Histoire de Sciences Po. Paris.

"La guerre de 1870-1871 avait tout pour être oubliée des Français : déclarée par Napoléon III, continuée et perdue par la Troisième République, née elle-même de la défaite de l'empereur, elle ne devait rester dans les mémoires que le temps de ce qui fut, pour les générations nées entre les batailles de Sedan et de la Marne, un premier entre-deux-guerres.
L'ampleur autrement considérable de la Grande Guerre l'a reléguée dans un passé où elle aurait dû retenir au moins l'attention des historiens. S'ils lui portent aujourd'hui un intérêt renouvelé, c'est en raison, précisément, de la place singulière qui est la sienne dans un siècle où, entre les guerres du Premier Empire et la Première Guerre mondiale, les principaux conflits, les plus meurtriers, ont eu lieu hors d'Europe. C'est en effet le seul qui se soit déroulé sur le territoire français et ait entraîné, comme en 1814-1815, l'occupation d'un certain nombre de départements. Nous proposons de revenir dans un premier temps sur les explications de ce qui est apparu avec le recul comme "la folle guerre de 1870" (titre d'un livre d'André Guérin publié pour son centenaire). Puis nous reviendrons sur ce qui en fait une étape de transition entre la guerre napoléonienne et la guerre "totale" du XXe siècle. Nous traiterons enfin de ses conséquences dans la perspective du programme : quelles leçons les Français en ont-ils tirées du point de vue des relations entre la guerre (au sens de préparation de la guerre future, celle de la "revanche") et la politique ?
"


 Mercredi 12 décembre 2012
à 17 h 00
 « Nourrir la planète demain, quels défis pour les ingénieurs agronomes et les ingénieurs en agro-alimentaire ? »

une conférence de Dominique Pauthex, ingénieur général d'agronomie, ex-directeur de AgroSup Dijon, ayant travaillé plus de vingt ans à l'INRA, actuellement consultant en formation et impliqué dans une association s'occupant de problèmes agronomiques à Madagascar).

"Aujourd’hui près d’un milliard d’êtres humains (au Sud) ne mangent pas à leur faim, quand dans le même temps plus d’un milliard (principalement au Nord) sont obèses.
Au Sud, la malnutrition engendre des flux migratoires de plus en plus massifs alors qu’au Nord, nos écosystèmes et la biodiversité sont de plus en plus menacés.
En 2050, ce sont plus de 9 milliards d’humains qu’il faudra nourrir. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale, voire la tripler en Afrique. Mais face à de nouvelles contraintes (la raréfaction des ressources énergétiques et en eau, les dérèglements climatiques) les solutions qui ont permis d'augmenter la productivité de l'agriculture au XXe siècle montrent actuellement leurs limites.
Une nouvelle stratégie au niveau mondial, de nouveaux modèles de production et de consommation au Sud comme au Nord sont nécessaires.
Tels sont les défis auxquels les futurs ingénieurs (agronomes et agro-alimentaires) seront confrontés."

 
Mardi 4 décembre 2012
à 17 h 30

« L'Occupation d'une Guerre à l'Autre,
du "Laboratoire" du Nord et de l'Est à la France Entière »


une conférence de Madame Annette Becker, historienne, professeur à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense.  Annette Becker est l'auteur de nombreux livres sur la Première Guerre mondiale et a notamment écrit Les Cicatrices Rouges 1914-1918, France et Belgique occupées, Paris, A. Fayard, 2010.


Jeudi 15 novembre 2012
de 19 h 00 à 21 h 00

« Mathématiques et Réalité selon Poincaré »

dans le cadre de Citéphilo 2012, une conférence de Igor Ly, maître de conférences à l'Université de Provence, CEPERC, chargé de recherche auprès des archives Poincaré.
Présentation : Valério Vassallo, maître de conférences à l'Université de Lille I.

 
Mercredi 14 novembre 2012
de 19 h 30 à 21 h 30

« L'Art de la Conversation »

une conférence de Emmanuel Godo, professeur en CPGE au lycée Faidherbe,
auteur de "Une Histoire de la Conversation", éditions PUF, 2003.
 
 
Le compte rendu
de la conférence de
Pierre Pansu

La conférence de Pierre Pansu au lycée Faidherbe vue par Alain Juhel, professeur de mathématique en CPGE : cliquer ici.
Mardi 18 septembre 2012
à 15 heures et 17 heures

« La meilleure conjecture de Poincaré » une conférence de Pierre Pansu , Université Paris-Sud-Orsay

En écho à la conférence que donnera Cédric Villani le mercredi 19 septembre, "La meilleure et la pire des erreurs de Poincaré", Pierre Pansu reviendra sur une autre idée du génial savant, qu'il n'a pas développée lui-même, mais qui a fait couler beaucoup d'encre... et beaucoup de sueur. Elle a résisté presque 100 ans, elle avait même été mise à prix: pour fêter le nouveau millénaire, le Clay Mathematics Institute a offert un million de dollars à qui résoudrait l'un des  sept problèmes qui résistent encore aux mathématiciens.  En 2010, l'année même où Cédric Villani recevait sa médaille Fields, le Russe Grigory Perelmann en venait à bout... et refusait tout à la fois le prix Clay et la médaille Fields!
C'est cette palpitante histoire que Pierre Pansu a choisi de raconter, en la déclinant en deux niveaux, en fonction du bagage mathématique de ses auditeurs. Sa conférence et celle de Cédric Villani le lendemain se placent toutes deux dans le cadre des célébrations du centenaire de la disparition d'Henri Poincaré (1854-1912).
   
 
Sous le patronage de François Beckrich, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2013 - 2014
 

   
jeudi 27 mars
de 18 h à 19h30


« Des cristaux autour de nous, pourquoi la cristallographie ? »

une conférence de Sylvie DAVIERO-MINAUD, professeure à l’Université de Lille 1, secrétaire de la division Chimie du Solide de la Société Chimique de France et chercheuse à l’UCCS (Unité de Catalyse et de Chimie du Solide).

L’année 2014 a été proclamée par l’UNESCO « année internationale de la cristallographie ». A cette occasion il n’est pas inutile de rappeler que cette science est l’une des plus ancienne discipline des sciences physique, au même titre que l’astronomie, la mécanique ou l’optique. Très vite la cristallographie s’est développée à l’interface de la chimie, la physique,  les mathématiques et les sciences naturelles. Au cours du 20e siècle, avec l’essor des rayons X, elle est devenue "l’instrument le plus puissant d’étude de la structure de la matière", "omniprésente dans la vie quotidienne, dans la production pharmaceutique moderne, la nanotechnologie et la biotechnologie …, elle est à la base de l’élaboration de tous les nouveaux matériaux, allant du dentifrice aux éléments d’avion" (citation UNESCO). La cristallographie permet une étude approfondie de la structure de la matière, dont les propriétés, physiques, chimiques ou biologiques ne sont pas seulement associées aux atomes qui la constitue mais aussi à leur agencement dans l’espace. 23 prix Nobel décernés ont été associés à la cristallographie et parmi les grandes avancées technologiques du 20e siècle faites grâce à elle, nous pouvons citer entre autre la résolution de la structure de l’ADN et des protéines ou l’étude des quasi-cristaux. Et demain ? La cristallographie permettra aux chercheurs de trouver des réponses à des questions aussi variées que : comment expliquer les propriétés de la matière et imaginer de nouveaux matériaux pour les applications technologiques futures? De quoi sont composées les étoiles ou les planètes ? Que sait-on des processus du vivant ? Pourrons-nous un jour lutter de façon efficace contre les virus, les catastrophes naturelles ou la pollution ?   



mardi 18 mars
à 19 h


« L'immigration italienne aux Etats-Unis, de Lincoln à Truman »

une conférence de Judith RAINHORN, maître de conférences en Histoire à l’université de Valenciennes, auteur de "Paris-New York : des migrants italiens, années 1880-1930" (CNRS Editions, 2005)  .

 

Dans le mouvement massif d’immigration sur le sol des États-Unis aux XIXe et XXe siècles, qui est constitutif de la fondation de la nation américaine, la migration italienne constitue à la fois une expérience emblématique et un cas particulier. Qui sont les migrants ? Comment participent-ils à la territorialisation de la ville américaine? Quelle est leur insertion dans la vie politique, économique, sociale et religieuse des États-Unis ? Comment pratiquent-ils la confrontation avec les autres groupes ethniques et sociaux ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles on tentera de répondre à propos du fait migratoire, à travers le cas spécifique des Italiens, les plus nombreux à s’installer dans le pays au cours de la période.



vendredi 14 mars
à 18 h


« Biodiversité et sélection des plantes cultivées : un enjeu de société »

une conférence de Pierre-Henri GOUYON, docteur en génétique, ingénieur agronome, professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle, à l'AgroParisTech et à Sciences-Po Paris.

De la compréhension de la biodiversité comme une dynamique et non pas comme un état, résulte notre capacité réelle à la conserver, c'est-à-dire favoriser l’existence d’espèces suffisamment différentes adaptées à leur réalité locale. Un véritable enjeu de société à l’heure où les manipulations génétiques des organismes, employées comme outils de modification de leur patrimoine génétique (notamment chez les plantes), en permettant un droit de propriété sur le vivant, sont en passe d’assurer à quelques grandes firmes le contrôle des ressources alimentaires mondiales.



jeudi 13 février
à 19 h


« Or, papier, argent : les effets politiques des transformations économiques des Etats-Unis après la guerre de Sécession »

une conférence de Nicolas BARREYRE, historien, ancien élève de l'ENS Ulm, maître de conférence en histoire contemporaine à l'EHESS.

 

La politique américaine au lendemain de la guerre de Sécession est surtout connue pour les bouleversements provoqués par l'abolition de l'esclavage et la défaite sudiste, et les réactions parfois violentes qu'ils ont provoquées : redéfinition de la citoyenneté, extension du droit de vote, réformes institutionnelles et sociales - ce qu'on appelle la Reconstruction. Mais, au même moment, les Américains doivent aussi faire face à des transformations économiques rapides. Cette conférence examinera comment ces questions sont devenues des enjeux politiques et ont transformé la réforme du Sud et les relations raciales aux États-Unis pour toute la fin du siècle.



mercredi 29 janvier
à 19 h


« Le correspondant de presse à l'étranger »

une conférence en espagnol de Miguel MORA, correspondant à Paris du journal El País.


Fondé en 1976 lors de la Transition démocratique, El País est aujourd’hui le journal espagnol de référence, lu dans le monde entier.
Monsieur Miguel Mora en est le correspondant à Paris. D’abord journaliste et reporter pendant dix ans dans les pages culturelles et artistiques de El País, où il a écrit de très nombreux articles consacrés au cinéma, à la littérature, et à l’art, Miguel Mora a ensuite poursuivi sa carrière comme correspondant à Lisbonne de 2005 à 2008, puis à Rome de 2008 à 2011.
Il est correspondant à Paris depuis 2011.
Miguel Mora a reçu en 2010 le Prix Livio-Zanetti du Meilleur correspondant étranger en Italie. La même année, il a été récompensé par le Prix du Parlement européen du meilleur reportage. En 2011, il a été récompensé en Espagne par le prestigieux Prix Francisco-Cerecedo.



Jeudi 23 janvier 2014
à 19 h


« Roberto Bolaño, Nocturno de Chile »

une conférence de Karim BENMILOUD, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, professeur de littérature latino-amériaine à l'Univerité Paul-Valéry de Montpellier, membre de l'Institur Universitaire de France.


Dans ce roman, l’écrivain chilien Roberto Bolaño explore, au travers d’histoires multiples et intercalées, la diificulté d’élaborer un discours du souvenir. Le narrateur se livre à un long monologue où il s’interroge sur son identité et celle de son pays, sur l’exil intérieur face à un monde en profond bouleversement. La fiction interroge l’Histoire et la tension entre mémoire et oubli.
Roberto Bolaño (1953-2003) est né au Chili, il a vécu son adolescence au Mexique, avant de s’installer en Espagne, où il a passé le reste de sa vie. Considéré comme l’un des plus grands écrivains de sa génération, Bolaño nous laisse une œuvre brillante et récompensée dans de nombreux pays.



Lundi 20 janvier 2014
à 18 h 30


« Le règne de Robert le Pieux (996 - 1031) »

une conférence de Dominique BARTHÉLÉMY, professeur d'histoire du Moyen-Âge à l'Université de Paris-Sorbonne, directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Études.


Les premiers Capétiens passent pour avoir été confinés à une étroite bande de territoire entre Paris et Orléans, ou même assiégés par des barons hostiles. Sans l’Église qui les sacralisait, que serait-il advenu d’eux ? Cela faisait, dans les histoires de France du XIXe siècle, un beau suspense au chapitre du XIe siècle.

 

À la différence de celui sur les terreurs de l’an mil, ce chapitre n’est pas de pure légende. Comme celui de la paix de Dieu, il mêle le mythe à l’histoire. Il n’est pas faux, de fait, que les rois français du XIe siècle aient été peu entreprenants et souvent éclipsés par des comtes prestigieux, ni que leur lien avec l’Église les ait servis et orientés politiquement. Pourtant, le roi de l’an 1000, Robert « le Pieux » (996-1031) n’a peut-être pas été aussi faible ni aussi pieux qu’on le croit parfois !



Lundi 13 janvier 2014
à 19 h


« La question de l'identité dans "L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche" de Cervantès : masques, reflets et illusions »

une conférence de Bénédicte TORRES, maître de conférence à l'Université de Lille 3.


Bénédicte Torres, est spécialiste de l’œuvre de Miguel de Cervantes. Depuis de nombreuses années, elle étudie les représentations du corps dans Cervantes ainsi que la symbolique des espaces, la question de l’identité de Don Quichotte et les adaptations cinématographiques et chorégraphiques de cette œuvre majeure de la littérature universelle.
Elle traitera plus particulièrement de la question de l’identité et de l’altérité, des références à l’Histoire dans la fiction et aux multiples espaces dans leur dimension initiatique.



Jeudi 12 décembre 2013
à 19 h 30


« La médecine en situation coloniale »

une conférence de Claire FREDJ, maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université de Paris-Ouest, auteur de "La France au XIXe siècle" (PUF, 2009) et co-auteur de "Lettres du Mexique : Itinéraires du zouave Augustin-Louis Frélaut, 1862-1867" (ed. N. Philippe, 2003).


Jusqu’à quel point l’activité sanitaire mise en place dans les colonies a-t-elle contribué à renforcer l’emprise occidentale sur les structures locales et les populations ? L’historiographie a longtemps présenté la médecine occidentale comme le premier exemple des effets bénéfiques de la loi coloniale, vecteur de civilisation et la légitimation de la colonisation.

 

Cette perspective a ensuite été remise en cause. La médecine occidentale a été accusée de servir l'Etat colonial. La santé publique est également vue comme prétexte à l’extension du pouvoir de l’Etat dans la vie quotidienne des sujets, agent de contrôle de populations opprimées. Le lien entre médecine et colonisation est aujourd’hui vu de manière plus complexe et d’autres aspects soulignés (limites matérielles, résistances, point de vue du patient, personnel médical, femmes « indigènes »).



Mardi 3 décembre 2013
à 18 h


« A la table de Charlemagne : manger et boire à l'époque carolingienne »

une conférence de Alban GAUTIER, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, maître de conférence en histoire médiévale de l'Université du Littoral.

 



Sous le prisme de l'alimentation, notre invité pourra nous dévoiler le monde carolingien dans son économie et son écologie ; il nous montrera également les implications sociales et culturelles de la table, ainsi que les enjeux de pouvoir des banquets.

 

Jeudi 28 novembre 2013
à 19 h 30


« L'aigle et le dragon : pour une histoire globale »

une conférence de Serge GRUZINSKI, historien, directeur de recherche au CNRS, professeur à l’EHESS et à l’Université de Princeton.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont  "La pensée métisse" (Fayard, 1999) et "Les quatre parties du monde" (La Martinière, 2004).


Depuis le XVIe siècle, le destin des hommes se déploie sur une scène planétaire. Au début des années 1520, alors que Magellan faisait voile sur l’Asie par la route de l’Ouest, Cortès s’emparait de Mexico, et des Portugais, installés à Malacca, rêvaient de coloniser la Chine. L’aigle aztèque se laissa anéantir, mais le Dragon chinois élimina les intrus, non sans avoir récupéré leurs canons.
Ces deux épisodes marquent une étape déterminante de notre histoire. Pour la première fois, des êtres originaires de trois continents se rencontrent, s’affrontent ou se métissent. Le Nouveau Monde devient inséparable des Européens qui vont le conquérir. Et l’Empire céleste s’impose, pour longtemps, comme une proie inaccessible. La mondialisation ibérique fait de l’Amérique et de la Chine des partenaires obligés pour les Européens.

 

Jeudi 21 novembre 2013
à 19 h 30


« John Ford, historien des Etats-Unis ? »

une conférence de Stéphane CATTALANO, professeur de cinéma en CPGE.


Westerns ou chroniques réalistes, récits épiques ou oeuvres intimistes, le cinéma de John Ford parcourt l’histoire américaine, — ses événements, ses personnages, ses territoires —, offrant comme une série de vues des Etats-Unis, de la Guerre de Sécession à Pearl Harbor, de Lincoln à Roosevelt, d’est en ouest.

 

Quelle authenticité accorder à cette histoire filmée ? Est-ce la fiction qui prend le pli de l’Histoire ou l’inverse ? Quel portrait de l’Amérique se dessine en creux dans l’oeuvre prolifique de John Ford ? Quelle vision des Etats-Unis le cinéaste nous donne-t-il à voir ? L’esthétique fordienne délimite un cadre cinématographique où se construit l’unité de la nation américaine dans ses épreuves, ses affrontements et surtout l’affirmation de ses valeurs.



Lundi 18 novembre 2013
à 18 h



« La culture scolaire, une crise perpétuelle ? »

une conférence de Yassir MECHELLOUKH, élève en classe de Terminale littéraire au Lycée Faidherbe, auteur de deux essais de philosophie morale : "Conception de l'avenir d'un point de vue éthique" (Editions Edilivre, Paris, 2012) et "Eloge de l'épreuve" (Editions Edilivre, Paris, 2013). Il donnera conférence dans le cadre préparatoire de son prochain ouvrage "L'éducation introspective". L'intervention sera suivie d'une séance de signatures de ses ouvrages.


Nos plus grands philosophes ont abondamment contribué, à la transmission de la culture par les académies en Antiquité, et par l’institution scolaire à l’époque moderne. Or, les philosophes de notre temps s’intéressent parcimonieusement à une notion qui est le fondement d’une éducation d’envergure. La culture est historiquement un problème à proprement dit philosophique, et la variété des considérations sur l’éducation ont de tous temps accordé une importance capitale à la culture. De fait, la constitution d’une éducation centrée sur la culture trouvera une incontestable légitimité. Hannah Arendt écrivit « La crise de la culture » en 1961, cette crise appelle aujourd'hui notre responsabilité à considérer la notion de culture comme un enjeu majeur pour l’école au XXIème siècle.
Certes, la transmission de la culture dans ses formes classiques est décidément derrière nous. L’institution scolaire se doit néanmoins de transmettre ce qu’il y a de nécessairement primordial jusqu'à en venir à la maîtrise totale des bases de l’éducation scolaire. Au XXIème siècle, les racines doivent être arrachées, les semences redevenir fertiles, pour former des esprits éclairées par les lumières de la savante culture afin que la crise laisse désormais place au progrès de l’humanité.



Vendredi 15 novembre 2013
à 13 h



 « Le bassin minier est patrimoine mondial de l'UNESCO »

une conférence de Marie PATOU, géographe, chargée de mission - Mission bassin minier -


Le 30 juin 2012, après dix ans d'efforts, le Comité du Patrimoine mondial a reconnu "la valeur exceptionnelle des paysages culturels évolutifs vivants du Bassin minier du Nord-Pas de Calais, ainsi que sa place exceptionnelle dans l'histoire évènementielle et sociale du monde de la mine" et a décidé l'inscription du Bassin sur le Liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.

 

En quoi cette inscription constitue-t-elle une contribution à la revalorisation du territoire en participant à son changement d'image? En quoi est ce un moyen de développement du territoire dans le respect de son patrimoine et de son identité ?

Mardi 12 novembre 2013
à 18 h 15

 

 « La question "raciale" aux Etats-Unis de Lincoln à Truman : une perspective historico-juridique. »

une conférence de Daniel SABBAGH, directeur de recherche au CERI – Sciences-Po Paris -, auteur de "L’Égalité par le droit : les paradoxes de la discrimination positive aux Etats-Unis" (Paris, Économica, 2003 ; Prix François Furet 2004).

 

Après un rappel introductif quant à ce que recouvre la notion de « race » dans le contexte américain, seront abordés le statut et les usages des classifications raciales des personnes par les pouvoirs publics durant la période considérée.

L’analyse portera notamment sur l’impact des distinctions raciales sur la politique migratoire, le rôle du recensement de la population dans la cristallisation de ces distinctions et leur traitement dans le cadre de la jurisprudence de la Cour suprême relative à la ségrégation imposée par la loi dans les États du Sud. La « race » aux États-Unis étant d’abord  une construction sociale, il importe d’examiner attentivement tant les déterminants de son émergence que les modalités de son maintien au fil du temps.


 

Mardi 24 septembre 2013
à 19 h 30





  

« Qu'est-ce que la Renaissance carolingienne ? »

une conférence de Michel SOT, professeur émérite d'histoire médiévale à l'Université de Paris-Sorbonne.

On s’interrogera d’abord sur la notion même de Renaissance et son application par les historiens à l’époque carolingienne (milieu VIIIe-fin IXe s.) pour voir dans quelle mesure le concept s’accorde au contexte.On analysera ensuite les documents fondateurs de ce mouvement indissociablement culturel et religieux,  porté par la volonté des princes, en particulier de Charlemagne (787-814), entouré de savants venus d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre et d’Irlande pour reprendre et faire fructifier un héritage antique fondé sur la science du texte (la grammaire et la rhétorique) qui, appliquées au texte par excellence qu’est la Bible, devient l’exégèse.

La Renaissance carolingienne est d’abord une renaissance des livres et du Livre : de magnifiques témoins nous sont conservés. Les champs disciplinaires et le programme d’études alors fixés sont ceux des université au XIIIe s. et bien au-delà.

 

Lundi 23 septembre 2013
à 19 h

« Le LOUVRE-LENS : repenser le musée »

 

une conférence de Xavier DECTOT, directeur du musée Louvre-Lens, accompagné de Juliette Guépratte, chef du service des publics.


Réflexions sur la genèse du projet, son implantation sur le site, ses missions culturelles, économiques, sociales et environnementales.
--> vers le musée
 
 
Sous le patronage de Patrick Wattellin, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2015 - 2016
 

 
jeudi 12 mai 2016
à 19 h

« ÇA IRA (1) FIN DE LOUIS : un spectacle entre art, histoire et politique »

une conférence de Guillaume MAZEAU, maître de conférences en histoire moderne, Université de Paris I Panthéon Sorbonne, conseiller historique de Joël Pommerat pour la pièce "Ça ira (1)".

"Ça Ira (1) Fin de Louis" de Joël Pommerat se présente avant tout comme un spectacle, une fiction. Mais cette pièce explore aussi des frontières plus incertaines qu'on ne le dit souvent, situées entre le théâtre, l'histoire et la politique. On propose ici de revenir sur cette hybridité, en questionnant autant le spectacle en lui-même que la recherche collective qui l'a accompagné. Qu'apporte le travail du passé à l'expérience théâtrale, vécue au présent ? Quels sont les pièges à éviter lorsque l'on se saisit ainsi de l'histoire, en particulier d'un événement matriciel aussi puissant que la Révolution française ? En quoi la fiction, en particulier théâtrale, permet-elle de mieux comprendre ce passé, différemment, parfois mieux encore, que dans les livres d'histoire? En quoi ce type de théâtre est-il fondamentalement critique, exerçant de ce fait une fonction commune à l'art et aux sciences politiques et sociales ?



mardi 29 mars 2016
à 19 h

« La cité des maîtres : les universitaires et l’ordonnancement social à la fin du Moyen Âge »

une conférence de Antoine DESTEMBERG, maître de conférences en histoire du Moyen Age à l’université d’Artois, auteur de 'L’honneur des universitaires au Moyen Âge', PUF, 2015.

Jusqu’au XIe siècle, les lettrés, qui connaissaient le latin, appartenaient avant tout aux milieux monastiques. Au cours du XIIe siècle, sous l’effet de la Réforme grégorienne, les investigations intellectuelles des philosophes et des théologiens sortirent des cloîtres, et des écoles se constituèrent à l’abri des cathédrales. Les figures du maître et de l’étudiant apparurent alors comme les produits d’un renouveau du monde urbain, et les premières institutions universitaires qui virent le jour entre 1180 et 1220 – à Bologne, Paris et Oxford – naquirent d’une quête d’autonomie, tant juridique qu’intellectuelle, de ces populations savantes. Le surgissement de cette catégorie sociale nouvelle de « travailleurs intellectuels » (Jacques Le Goff) accompagna de profondes transformations de la société de la fin du Moyen Âge : le modèle fonctionnaliste des trois ordres – ceux qui combattent, ceux qui prient et ceux qui travaillent – était devenu trop réducteur pour penser la complexité sociale qui se dessinait principalement en ville. Les universitaires, qui possédaient les outils intellectuels pour penser leur place dans l’ordre politique et social, développèrent donc des stratégies d’affirmation de leur identité et de promotion d’un modèle d’organisation sociale nouvelle, fondée sur la valorisation du capital culturel et du mérite individuel. Acteurs et penseurs de la société politique de la fin du Moyen Âge, les universitaires parisiens cherchèrent à faire de la « cité des lettres », la cité des maîtres, et participèrent activement, aux côtés du pouvoir royal, à la genèse de l’État moderne.



jeudi 24 mars 2016
à 19 h

« La Inquisición de España »

une conférence en espagnol de Naïma BATAILLE, professeure en classes préparatoires au lycée Faidherbe.

Mise en place par les Rois catholiques à la fin de la Reconquête et du Moyen-Age en Espagne, le tribunal du Saint-Office sert jusqu’au dix-neuvième siècle les intérêts de la Monarchie espagnole, offrant ainsi, selon l’historien Bartolomé Bennassar, « l’alliance du trône et de l’autel » et en distinguant et divisant profondément et durablement les Espagnols entre eux, par l’intimidation et la suspicion. Dès le XVIème siècle, la littérature espagnole rend compte de la présence de l’Inquisition, et surtout de la peur qu’elle suscite dans la société.



mardi 22 mars 2016
à 19 h

« LE MYTHE D’ALEXANDRE LE GRAND - Alexandre le Grand et les croisades dans les romans médiévaux »

une conférence de Catherine GAULLIER-BOUGASSAS, professeure de Langue et Littérature médiévale à l'Université Charles-de-Gaulle Lille III.

Alexandre le Grand, jeune roi macédonien de la fin du IVe siècle av. JC, fut un extraordinaire conquérant d’un vaste empire qui allait de la Grèce aux portes de l’Inde. Très tôt, les victoires du Granique ou d’Issos ont servi la mythologie d’Alexandre le Grand. C’est cette mythologie que Catherine Gaullier-Bougassas entend analyser à travers les romans médiévaux. En effet, les littératures européennes des XIe – XVIe siècles ont construit un véritable mythe médiéval d’Alexandre. A cette occasion, la figure du conquérant macédonien a offert un vaste miroir de l’Orient au moment où l’Occident s’engageait dans les Croisades. En somme, cette littérature et cette Histoire sont l’occasion d’explorer le regard que l’Occident portait alors sur l’Orient.



jeudi 17 mars 2016
à 18 h 30

« L’empreinte chrétienne en Gaule du IVe au VIIe siècle »

une conférence de Michèle GAILLARD, professeure en Histoire médiévale à l'Université de Lille III, auteur de "L'empreinte chrétienne en Gaule du IVe au IXe siècle", Turnhout, Brepols, 2014.

Le succès du christianisme et l’implantation de l’Église provoquèrent du IVe jusqu’au VIIIe siècle d’importants bouleversements dans les paysages, urbains d’abord puis ruraux ensuite. Ces bouleversements ne nous sont décrits que de façon très partielle par les textes et rares en sont les témoins encore visibles dans nos paysages. Ces dernières décennies le développement de l’archéologie « chrétienne » c’est-à-dire de l’archéologie des lieux de culte chrétiens nous permet de mieux comprendre comment le christianisme apporta sa marque aux paysages ruraux et urbains du haut Moyen Âge avec des édifices souvent impressionnants par leur taille et par leur décor.



jeudi 25 février 2016
à 19 h

« Pour aller tous au paradis ? Les rois francs et Saint-Michel (milieu VIIIe-XIIIe siècle) »

une conférence de Esther DEHOUX, maîtresse de conférence en histoire du Moyen-Age à l'Université de Lille III, auteur de "Saints guerriers. Georges, Guillaume, Maurice et Michel dans la France médiévale, XIe-XIIIe siècle", PUR, 2014.

Le lien entre le royaume de France et l’archange Michel est souvent considéré comme une réalité des derniers siècles du Moyen Âge, une réponse au choix, par les Anglais, de se placer sous la protection d’un autre saint vainqueur de dragon, saint Georges. Or, il est établi bien avant, dans la seconde moitié du VIIIe siècle, affirmé à l’époque carolingienne et repris par les Capétiens. Il s’agira, par l’étude de textes variés, des prières aux chansons de geste sans négliger les chroniques et les actes de la pratique, mais aussi d’images, de préciser le sens et la portée de cette association puis la persistance de celle-ci après 987, quand les Capétiens récupèrent, à leur profit, pour l’affirmation de leur lignée et l’affermissement de leur autorité, l’héritage idéologique carolingien.



mardi 26 janvier 2016
à 19 h

« La promesse de l'Est. Espérance nazie, ingéniérie sociale et génocide. 1939-1944. »

une conférence de Christian INGRAO, chercheur au CNRS, ancien directeur de l’Institut d’Histoire du Temps Présent, auteur de "Croire et détruire" (2010), "Les Chasseurs noirs" (2006).

Entre le 1er septembre 1939 et l’été 1943, les hiérarchies nazies ont conquis un vaste empire. Les militants et les fonctionnaires qui les peuplaient se sont convaincus qu’ils vivaient un hic et nunc, l’un de ces si rares moments dans l’histoire, où l’incroyable allait survenir, où des temps de l’inédit allaient survenir, ceux où la promesse impériale, celle de la refondation sociobiologique de la Germanité allait s’accomplir. Il s’agira d’étudier les acteurs de cette immense opération d’ingéniérie socio-raciale, qui, à grand renforts de déplacements de population, de pratiques meurtrières, mais aussi de politiques de construction, d’aménagements et de soutien à certaines catégories de population, tentait de faire advenir le millenium racial. Il s’agira enfin de montrer en quoi cette promesse nazie fut le cauchemar de l'Europe.



mercredi 13 janvier 2016
à 19 h

« Vers l’effacement de l’Union Européenne ? »

une conférence de Pierre VERLUISE, docteur en géopolitique, directeur de diploweb.com, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique, enseignant à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Au vu des paramètres démographiques, économiques et stratégiques, l’Union Européenne s’efface progressivement. En effet, son poids relatif est à la baisse pour chacun de ces paramètres de la puissance. L’actualité nous invite à réfléchir sur la place de l’Union Européenne dans le monde. Pis, l’effacement de l’UE pourrait s’accentuer. Il semble donc plus qu’urgent de prendre la mesure de cette menace.



mardi 15 décembre
à 19 h

« Le retour du loup : non sens ou opportunité ? »

une conférence de Jérôme BURIDANT, professeur de géographie à l’Université de Picardie Jules Verne et spécialiste de la géohistoire des environnements forestiers.

Disparu officiellement du territoire national depuis 1937, le loup (Canis lupus L.) est revenu d'Italie en 1992. Sa progression est régulière, et l'on estime les effectifs actuels à plus de 300 individus. Des Alpes du sud, l'espèce a désormais atteint les Pyrénées, le Massif central, les Vosges, et en plaine les départements de l'Aube, de la Meuse et de la Marne. Sa présence en région Nord-Picardie apparaît donc inéluctable, pour la prochaine décennie. Le retour du loup soulève de très importants débats. Quel est l'impact actuel de la prédation sur l'élevage et sur la faune sauvage ? Peut-on véritablement concilier la présence du loup et les activités pastorales traditionnelles ? Le loup présente-t-il un danger pour l'Homme ? Pourrait-il être à nouveau le vecteur de la rage ? L'animal peut-il jouer un rôle efficace dans l'équilibre des écosystèmes ? Peut-il devenir un élément de marketing territorial ? De facto, le développement des populations lupines devient un choix de société qui va orienter le développement futur de territoires ruraux, tout comme la dynamique des paysages. Cette communication confrontera des données géohistoriques aux données actuelles, pour tenter d'éclairer ces questions.



mardi 8 décembre
à 19 h

« La reine Clotilde (472/480-544/548) : place et rôle des élites féminines dans le monde Franc »

une conférence de Emmanuelle SANTINELLI-FOLTZ, maîtresse de conférence en histoire médiévale à l'Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, CALHISTE – EA 4343.

Si la société franque, comme d'autres, est dominée par les hommes, principalement éclairés par la documentation, les femmes n'en sont pas pour autant ignorée par celle-ci ni réduites à la passivité. La conférence s'attache à montrer la place et le rôle des élites féminines à partir du cas de la reine Clotilde, dont la mémoire collective ne retient que son rôle dans la conversion au catholicisme de son mari, le roi Clovis (v. 481-511), alors qu'il est beaucoup plus divers. Le dossier documentaire qui l’éclairent n'est pas sans poser de multiples problèmes d'interprétation, mais il peut être repris, à la lumière des travaux historiques récents sur les femmes en général, les reines en particulier et le genre, tout en tenant compte de l’approche aujourd’hui complètement renouvelée de la période et des sources. Malgré son imprécision et ses lacunes, il montre que Clotilde connait le destin de la majorité des femmes de son temps : jeune fille, elle est vouée au mariage, puis connait le veuvage. Son statut de princesse (burgonde) et de reine (des Francs) la distingue néanmoins du commun des mortels et lui confère un rôle particulier. On le précisera en analysant successivement sa place et son rôle aux différentes phases de sa vie : d'une part, son mariage créateur d'alliance entre Francs et Burgondes; d'autre part, ses fonctions, domestiques et politiques, aux côtés de Clovis; enfin, son rôle de reine mère, après la mort du roi.



vendredi 4 décembre
à 18 h

« La "révolution mathématique" du XVIIIe siècle en France et en Angleterre »

une conférence de Jean-Pierre LUBET, membre de l’Institut de Recherche sur l’Enseignement des Mathématiques (Université de Lille I).

En développant un nouveau type de calcul, capable de prendre en compte des éléments infinitésimaux, Newton et Leibniz accomplissent à la fin du XVIIe siècle, une véritable révolution mathématique. Des oppositions se manifestent d’abord, mais la fécondité des nouvelles méthodes finit par convaincre le monde savant, et pendant le XVIIIe siècle les mathématiques étendent considérablement leur domaine d’intervention. Après la physique et la mécanique céleste, les questions politiques et sociales ne devraient-elles pas, à leur tour, être éclairées par le nouveau calcul ? C’est en tout cas l’avis de certains philosophes et mathématiciens. Controverses, échanges épistolaires, diffusion de traités et d’encyclopédies, présence accrue dans les enseignements : nous évoquerons le foisonnement des idées mathématiques en France et en Angleterre au cours du XVIIIe siècle.



jeudi 3 décembre
à 19 h

« Histoire et mémoire d'une contestation à la politique royale : les Camisards, de la guerre des Cévennes à la Révolution »

une conférence de Céline BORELLO, maître de conférences HDR en histoire moderne, université de Haute-Alsace.

La guerre des Cévennes qui agite ce territoire ainsi que le Bas-Languedoc durant la première décennie du XVIIIe siècle est un des premiers signes tangibles de l’échec juridique que constitue la révocation de l’édit de Nantes. Elle révèle la persistance de la foi protestante dans le royaume et est l’occasion, pour les Camisards, de montrer leur contestation face à la loi du roi. De fait, le propos vise non seulement à comprendre les raisons qui ont poussé cette population paysanne méridionale à prendre les armes contre leur monarque mais aussi à appréhender comment, malgré un rapport de force favorable, la révolte a été matée par l’armée royale au prix d’une violence extrême. Cette guerre, au-delà du moment même de l’événement, reste donc un temps dont le souvenir demeure fort tout au long du siècle à la fois pour les protestants, partagés quant à l’usage à en faire, et pour les autorités politiques et religieuses, promptes à assimiler parfois les huguenots à des rebelles.
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lundi 30 novembre
à 18 h

« La chimie, les savants et l’État au milieu du XVIIIe siècle »

une conférence de Rémi FRANCKOWIAK, maître de conférences HDR en Histoire des Sciences et Épistémologie, directeur des études du Master « Journaliste et scientifique » et responsable scientifique de la bibliothèque numérique IRIS à l’Université de Lille 1.

L’utilité de la science est un thème courant depuis la fin du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, ce n’est plus forcément le Public qui doit en être le premier bénéficiaire mais les Pouvoirs Publics. Il s'agit désormais de servir une politique scientifique visant le développement économique du pays. Un savant de l'Académie est alors intégré, plus ou moins officiellement, dans l’appareil bureaucratique de l’État, en totale indépendance vis-à-vis de son institution d’appartenance. Son poste et ses fonctions sont inédits, et l’utilité de ce savant est ici entendue comme expertise, contrôle, conseil, réglementation, normalisation, promotion des activités en lien avec la science et la technique pour le compte du Conseil du Roi. Nous suivrons cette évolution à travers la chimie qui est alors la science la plus utile et dont la pratique se répand dans la société française.



jeudi 19 novembre
à 18 h

« Des plantes aromatiques aux sirènes : la révolution de la classification du vivant au XVIIIe siècle »

une conférence de Baptiste MATHIEU, PRAG en biologie à l’Université de Lille 1.

Comment ordonner la diversité du vivant ? Comment classer, ordonner les plantes et les animaux de l'environnement ? Que faire des anges, des sirènes, des chimères ? Depuis l'Antiquité, l'Homme n'a de cesse de changer ses systèmes de classifications, depuis des intérêts pharmacologiques jusqu'à une volonté de classifier la création divine. Mais à l'aube du XVIIIe siècle, des scientifiques vont petit à petit s'affranchir des dogmes religieux et dépasser les pensées essentialistes pour proposer les prémices de l'une des plus grandes théories de la biologie : la théorie de l'évolution.



jeudi 12 novembre
à 18 h

« La réception de Locke et de Leibniz dans la philosophie française du XVIIIe siècle »

une conférence de Marc PARMENTIER, maître de conférences en Philosophie à l’Université de Lille 3. Il a écrit "Liebniz-Locke : une intrigue philosophique : les Nouveaux Essais sur l’entendement humain", Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2008.

Locke et Leibniz sont deux auteurs majeurs de la seconde moitié du XVIIe siècle dont les systèmes s'opposent. Tous deux joueront pourtant un rôle central dans les débats philosophiques du siècle des Lumières. Locke inaugure une nouvelle méthode philosophique en renouvelant l'empirisme ; Leibniz porte sur le devant de la scène philosophique la question de l'optimisme. L'exposé s'attachera en particulier aux textes que Voltaire consacre à l'un et à l'autre.



lundi 9 novembre
à 19 h

« Le Directoire (1795-1799) peut-il être tenu pour un régime

révolutionnaire ? »

une conférence de Laurent BRASSART, agrégé et docteur en histoire, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Lille III.

Coincé entre la Convention nationale (1792-1795) et le moment napoléonien (1800-1815), le régime républicain du Directoire n’a jamais eu bonne presse. Au XIXe siècle, les frères Goncourt lui portent même le coup de grâce devant la postérité avec leur ouvrage à succès, Histoire de la société française pendant le Directoire (1855), dans lequel ils dépeignent un régime faible, corrompu, uniquement préoccupé de garantir à une oligarchie « bourgeoise » une vie frivole de plaisirs, si éloignée de la Vertu républicaine de l’an II et des accents martiaux de l’Empire. La représentation a fait fortune depuis.

Pourtant, depuis une quinzaine d’années, l’historiographie a largement revisité cette « légende noire ». La République directoriale apparaît sous un jour nouveau, celui d’un laboratoire de la modernité : modernité politique d’abord avec l’essai d’invention d’un régime représentatif, la construction d’une Europe sur le fondement d’une association de Républiques Sœurs et la mise en place de la conscription ; modernité économique ensuite avec la première grande réorganisation fiscale depuis la Révolution, la mise en place de nouvelles institutions et l’affirmation de nouvelles théories ; modernité culturelle enfin, au sein de laquelle l’essai de laïcisation de l’espace public et le triomphe d’une science d’état furent quelques uns de ses legs durables. Véritable laboratoire, le Directoire fut finalement à l’origine de la plupart des grandes réussites civiles et militaires de l’Empire - des lycées au code civil en passant par à la construction de la Grande Armée, notamment – et du régime républicain français après 1875.



lundi 2 novembre
à 18 h

« Le développement de l’éclairage public à Lille (XVIIe- XVIIIe siècles) »

une conférence de Sophie RECULIN, ATER et doctorante en Histoire moderne à l’Université de Lille 3, Institut de Recherches Historiques du Septentrion - UMR 8529.

Lille, où se dresse la « reine des citadelles » constitue un exemple original dans le dispositif des villes qui s’éclairent depuis le règne de Louis XIV. Le développement de l’illumination publique y est plus précoce et la modernisation technique plus rapide que dans le reste du royaume. Dès les années 1720, tandis que la majeure partie des villes continue de s’éclairer à la lanterne à chandelle, la capitale de la Flandre wallonne installe ses premières lampes à huile sur le modèle bruxellois. A la suite du concours lancé par l’Académie des Sciences (1763-1766) sur la meilleure manière d’éclairer les rues d’une grande ville, auquel Lavoisier participe, la lumière des réverbères détrône bientôt celle des anciens luminaires. Le procédé de fabrication des nouvelles lanternes devient le monopole d’un petit groupe d’experts parisiens de plus en plus contesté. Mais plutôt que de faire appel à ces derniers, la municipalité lilloise décide de privilégier les entrepreneurs locaux et la production régionale.



vendredi 2 octobre
à 18 h

« Lumière, conceptions du monde et société dans la France et l’Angleterre au XVIIIe siècle »

une conférence de Bernard MAITTE, professeur émérite de l'Université de Lille 1, fondateur et ancien directeur du Forum des Sciences à Villeneuve d’Ascq, fondateur du centre d’histoire des sciences et d’épistémologie de Lille 1.

A la fin du XVIIème siècle, trois systèmes du monde se combattent en Europe. Les conceptions aristotéliciennes perdent de plus en plus de terrain, les physiques de Descartes (qui postule un monde plein) et de Newton (un monde vide) s’affrontent. Les positions de Locke et de Malebranche conduisent à donner une importance nouvelle à tout ce qui a été oublié par « les grands systèmes ». Les arguments échangés sont d’ordres théologiques, philosophiques, mécaniques…; les expériences et prévisions effectuées passionnent non seulement les savants mais aussi toute une catégorie d’oisifs. Les premiers rédigent livres ou articles des Encyclopédies, organisent des expériences publiques, tous, dans les salons, échangent les idées les plus folles. La Révolution française, voit la victoire d’un système de Newton revisité. Nous suivrons ces mutations en prenant comme fil conducteur l’histoire des théories de la lumière.

Les derniers livres de Bernard Maitte sont :

- Histoire de l’arc-en-ciel, Paris, Seuil, Science-Ouverte, 2005.

- Histoire des cristaux, Paris, Hermann, 2014.

- Une histoire de la lumière, de Platon au photon, Paris, Seuil, Science-Ouverte, 2015.




jeudi 1er octobre
à 19 h

« La caricature, une spécificité française ? XVIe - XXIe siècles »

une conférence de Annie DUPRAT, professeure émérite d'histoire moderne à l'Université de Cergy-Pontoise, auteure de "Les rois de papier. La caricature de Henri III à Louis XVI", Belin, 2002.

La caricature est d'abord un langage graphique, plus ou moins complexe, souvent accompagné  de texte. Insérée dans un journal ou un pamphlet, ou vendue à la pièce ou encore placardée sur les murs, elle n'a pas pour premier objet de faire rire, mais d'attaquer, de dénoncer le pouvoir, les puissants, les désastres de la guerre, les financiers, le clergé et ses abus, par le biais de l'ironie et de la dérision. Elle s'insère dans un registre plus vaste, celui des "mondes à l'envers médiévaux, qui perdurent à l'époque moderne, celui des épigrammes, sotties et autres textes lapidaires et critiques, ou encore celui des fabulistes. En France, ce pays qui préfère Mandrin aux "Messieurs de Grenoble" et les voleurs aux gabelous, elle prospère, pas seulement parce qu'elle met "les rieurs de son côté". Elle représente un contre-pouvoir et le pouvoir se casse souvent les dents à vouloir l'étouffer ou même simplement la contrôler. Quelques unes sont devenues si célèbres dans notre imaginaire qu'il suffit de dire "l'ordre règne à Varsovie" pour voir surgir la litho de Granville ou encore "Ils en ont parlé" et penser à l'affaire Dreyfus vue par Caran d'Ache.




 
Sous le patronage de François Beckrich, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2014 - 2015
 

 
jeudi 26 mars
à 17 h

« L'orbitographie : où sont nos satellites ? »

une conférence de Flavien MERCIER, expert au Service d’Orbitographie du Centre National d’Etudes Spatiales, Toulouse.

Les applications des satellites font aujourd’hui partie de notre quotidien : navigation, météo, … Le bon fonctionnement de ces applications nécessite de connaître les trajectoires des satellites. Les missions les plus exigeantes ont besoin d’une précision de position centimétrique. Destinée particulièrement aux étudiants des classes scientifiques, la conférence abordera notamment : - les principes de la détermination d’orbite : modèles dynamiques, mesures, - des exemples concrets d’applications : missions d'altimétrie, constellations de navigation.




mercredi 25 mars
à 19 h

« 1914-1918 : LES ECRIVAINS FACE A LEUR GUERRE »

une conférence de Emmanuel GODO, professeur en classes préparatoires au lycée Faidherbe, écrivain ("La conversation, une utopie de l’éphémère", PUF, 2014 ; "Un Prince", DDB, 2013).

Pour cette guerre ont été mobilisés non seulement des hommes mais encore des idéaux, des valeurs, des principes philosophiques. Dans son barda, le soldat emporte une grille d’interprétation de l’événement auquel on lui demande de participer. Or, à l’épreuve du feu, cette grille subit une transformation. Pour certains elle se renforce. Pour d’autres, elle s’effondre. La conférence s’intéresse à la manière dont les combattants construisent, en marge des rhétoriques générales et de leurs représentations, une signification plus personnelle de la guerre. Il y a ceux qui élaborent une pensée du refus, de la dénonciation (Gabriel Chevallier, Jean Giono, Léon Werth). Ceux qui voient se lever, au-dessus du carnage, de nouveaux idéaux (Henri Barbusse, Roland Dorgelès, Louis Barthas). Ceux qui explorent le trou noir laissé par la chute des valeurs (Louis-Ferdinand Céline, Pierre Drieu La Rochelle, Jaroslav Hasek). Ceux qui voient surgir en eux des forces inattendues (Guillaume Apollinaire, Ernst Jünger, Elie Faure). Ceux qui lisent l’épreuve à travers le prisme de la spiritualité la plus haute (Wilfred Owen, Jacques Rivière, Pierre Teilhard de Chardin).




mardi 17 mars
à 18 h

en
salle des Lumières

« WASHINGTON, WE HAVE A PROBLEM!
Ideological polarization in the U.S. today »


une conférence de Aurélie GODET, ancienne normalienne, agrégée d’anglais et docteur en études anglophones, maître de conférences depuis 2013 en civilisation américaine à l’Université Paris Diderot ; spécialiste des mouvements conservateurs, elle a publié en 2012 un ouvrage sur le Tea Party intitulé 'Le Tea Party, Portrait d’une Amérique désorientée' (Vendémiaire). Elle rédige à présent une histoire politique du carnaval de la Nouvelle-Orléans.

Commentary on contemporary American politics invariably refers to the degree of polarization, often describing it as unprecedented. Aurélie Godet will assess the degree to which this is true (Are Americans actually becoming more divided on issues such as abortion, terrorism, or the “safety net”? Are Republicans becoming more and more conservative? Are Democrats becoming more and more liberal? Hasn’t American political life always been a fairly rough business?), before focusing on the reasons why compromise may no longer seem like a viable option inside the Beltway. In particular, she will focus on the media’s role in the disappearance of ideological consensus.




lundi 16 mars
à 18 h


« LA REGENCE DE PHILIPPE D’ORLEANS : ESPOIRS ET ECHECS D’UN TEMPS DE REFORME (1715-1723) »

une conférence de Alexandre DUPILET, agrégé et docteur en histoire, auteur de 'La Régence absolue - Philippe d'Orléans et la polysynodie (1715-1718)' (Champ Vallon, 2011) et du Cardinal Dubois (Champ Vallon, 2015).

Si la Régence de Philippe d’Orléans (1715-1723) évoque un temps d’insouciance, elle est également considérée comme une époque féconde sur le plan politique. Après la triste fin de règne du Grand Roi, la Cour accueillait avec soulagement l’arrivée au pouvoir d’un prince ouvert aux expériences. Le Régent sut répondre à cette attente en accumulant les réformes. La polysynodie ou le système de Law, première tentative d’émission de papier monnaie, en sont deux exemples frappants mais également sujets à discussion. La polysynodie fut rapidement abandonnée tandis que le système de Law tourna en banqueroute. Aussi, ne faudrait-il pas conclure que la Régence fut une période d’innovations exceptionnelles. Il semble donc digne d’intérêt de revenir sur les différentes mesures mises en place par Philippe d’Orléans, afin d’en apprécier la portée et de mieux comprendre les circonstances présidant à cet intense moment d’activité politique.




lundi 9 mars
à 19 h


« Le périurbain : idées reçues et controverses »

une conférence de Claire ARAGAU, maîtresse de conférences en géographie et aménagement à l'Université de Paris-Ouest Nanterre-La Défense, Laboratoire Mosaïques/UMR CNRS 7218 LAVUE.

Le périurbain, autre ville, autre campagne semble cristalliser les maux de chacune d’elles. Côté ville, c’est l’espace de la relégation ou de l’entre-soi, l’impossible rencontre de l’altérité pour Jacques Lévy ou un élément des « Fractures françaises » pour Christophe Guilluy. Côté campagne, c’est la disparition des meilleures terres agricoles sous le tarmac des aéroports ou sous la nappe pavillonnaire. Se défaire d’un certain nombre d’idées reçues permet de lire autrement cet espace hybride en attente de politiques d’aménagement mais véritable laboratoire d’expériences, d’innovations pour construire la ville-nature.




mardi 17 février
à 18h30

en
salle des Lumières

« SPORT et POLITIQUE sous la TROISIÈME RÉPUBLIQUE (1870-1940) »

une conférence de Olivier CHOVAUX, professeur d'Histoire contemporaine (atelier SHERPAS), directeur de la Faculté des Sports et de l'Education physique de Liévin, Université d'Artois.

Bien que la pratique sportive se veuille un temps de rupture avec la vie quotidienne, elle n’en a pas pour autant vécu hors du siècle : sa trajectoire est déterminée largement par les évolutions politiques de la Troisième République. Instrument de représentation, le sport a ainsi été investi par la République qui aspirait à construire une « France forte et virile » après la défaite traumatisante de 1870 – 1871. C’est pour cette même raison que le sport a été au cœur des débats idéologiques du temps : il a existé un sport laïc face au sport confessionnel, un sport de gauche combattant le sport bourgeois et patronal. Toutefois, la place du sport ne peut être dissociée de la constitution d’un marché national construit par la culture de masse qui inscrit les Français dans un même imaginaire.




jeudi 12 février
à 17 h


« L'autoréplication »

une conférence de Jean-Paul DELAHAYE, mathématicien et informaticien, professeur émérite de l’Université des Sciences et Technologies de Lille, chercheur au laboratoire d’informatique fondamentale de Lille.

Cette conférence a pour objet un des grands sujets de la science-fiction, l’autoréplication, c’est-à-dire la réalisation de robots qui pourraient se dupliquer seuls après lancement du processus et avec l’apport de matières premières et d’énergie. Jean-Paul Delahaye présentera au cours de cette conférence les avancées mathématiques et informatiques réalisées depuis les travaux de John von Neumann, mathématicien américain qui prouva la possibilité logique de l’autoréplication grâce au développement du modèle des automates cellulaires, à la fin des années 40.




mardi 10 février
à 19 h


« Du prélèvement à la greffe d'organe »

une conférence de Christian NOËL, professeur de Médecine, chef du service de Néphrologie/Transplantation du CHRU de Lille, président de la fédération des greffes au CHRU de Lille, Université Lille 2.

La transplantation d’organe fait partie de l’arsenal thérapeutique moderne. Le manque d’organe est de plus en plus flagrant devant une demande qui ne cesse d’augmenter du fait des succès de cette prise en charge qui a fait des progrès considérables et permet d’envisager la greffe même chez des sujets âgés. Le prélèvement d’organe nécessite une organisation très lourde et intègre des modifications récentes de la loi bioéthique ces dernières années. Celles-ci concernent à la fois le prélèvement sur donneur décédé et sur donneur vivant : qui peut être donneur ? Dans le même temps les progrès de la biologie et de la recherche pharmacologique ont permis une meilleure compréhension et gestion des phénomènes de rejet rendant cette thérapeutique possible et avec de meilleurs résultats à long terme.




lundi 9 février
à 19 h


« La planète financière : une planète à risque ? »

une conférence de Nathalie MERCIER, polytechnicienne, ingénieur financier, mastère 2 de Probabilités et Finance (Paris VI), Senior Advisor auprès de différentes institutions financières.

Aujourd’hui, l’emprise des marchés financiers s'étend à toutes les activités de notre planète, devenue une véritable planète financière.

La conférence abordera :

  • la dérive des produits dérivés,
  • la titrisation des crédits et la crise des subprimes,
  • les actions des Autorités de régulation : une mesure phare, l’obligation de faire compenser toutes les transactions.

 




jeudi 5 février
à 19 h


« Jean Zay et la culture politique républicaine : UN MOMENT JEAN ZAY ? »

une conférence de Olivier LOUBES, professeur d’histoire en khâgne au lycée Saint-Sernin de Toulouse, historien de l’imaginaire politique et de l’enseignement (CNRS FRAMESPA/Université de Toulouse 2 Jean Jaurès), correspondant de la revue L’histoire.

Lors de l’annonce de l’entrée de Jean Zay au Panthéon le 27 mai 2015, François Hollande la justifia ainsi : « Jean Zay, c’est la République ! ». Derrière cette affirmation qui renvoie aux usages les plus contemporains du passé, il est passionnant, alors qu’on s’interroge plus que jamais sur le sens des « valeurs républicaines », de revenir sur ce que la République veut dire lorsqu’on suit l’évolution des codes culturels de la société française sous la IIIe République. Car, le parcours de Jean Zay, héritier de la République de la Belle époque et pionnier de la République frontiste, offre l’occasion de réfléchir au mouvement historique d’une République à l’autre. Par delà les remuements en profondeur de la Grande Guerre, est-on en présence dans l’entre-deux-guerres du passage d’une première à une seconde République, au sens où son projet culturel moteur passe de la démocratisation politique (anticléricale) à la démocratisation sociale (antifasciste) ? Peut-on dès lors parler d’un moment Jean Zay qui verrait s’installer une nouvelle culture politique républicaine, la nôtre ?




jeudi 29 janvier
à 18 h


« Zones humides, zones utiles ? Les paradoxes de l'eau qui dort »

une conférence de Bertrand SAJALOLI, maître de conférences, département de Géographie de l'université d'Orléans.




mardi 27 janvier
à 19 h

en
salle des Lumières


« LES PARLEMENTS FACE AU POUVOIR ROYAL AU XVIIIe SIECLE »

une conférence de David FEUTRY, ancien élève de CPGE du lycée Faidherbe, archiviste paléographe diplômé de l'Ecole des Chartes, agrégé et docteur en histoire, auteur de "Plumes de fer et robes de papier, logiques institutionnelles et pratiques politiques du parlement de Paris au XVIIIe siècle" (2014).

Après la disparition de Louis XIV, le parlement de Paris retrouve le droit de "sages remontrances"  ; La Régence de Philippe d'Orléans, puis les règnes de Louis XV et de Louis XVI connaissent des moments de tensions au cours desquelles les parlementaires contestent et s'opposent aux décisions du pouvoir royal. Le 7 juin 1788, la population  soutient la fronde du parlement de Grenoble, en jetant des tuiles  sur la troupe ; dominée par le juge royal Mounier et l'avocat Barnave, l'Assemblée de Vizille qui réunit les trois ordres demande la réunion des Etats généraux. En quoi les parlements ont-ils été un foyer d'e contestations  et de tensions, tout en affirmant leur appui au pouvoir royal, durant le XVIIIe siècle ? Sur quels thèmes et de quelles manières les parlementaires ont-ils orchestré cette agitation ? Dans quelle mesure ont-ils contribué à affaiblir la monarchie ?




mardi 20 janvier
à 19 h


« Louvois, le double de Louis XIV »

une conférence de Jean-Philippe CÉNAT, agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l’histoire militaire du règne de Louis XIV. Jean-Philippe Cénat a notamment publié Le Roi stratège (2010), une biographie de Chamlay (2011) et vient de sortir un Louvois chez Tallandier. .

Ministre de la guerre de Louis XIV et grand rival de Colbert, Louvois (1641-1691) fut très tôt victime d’une légende noire nourrie par son caractère brutal et autoritaire, et son implication dans certains épisodes peu glorieux du Grand Siècle – l’affaire des Poisons, la révocation de l’édit de Nantes, le ravage du Palatinat. Mais au-delà du mythe, il convient de dresser un bilan plus objectif d’un homme qui fut un gestionnaire et logisticien hors pair, et fit de l’armée française la première d’Europe. Entouré de conseillers efficaces et dévoués, comme Vauban, il chercha également à imposer une nouvelle conception de la guerre, plus rationnelle et moins risquée, notamment par la pratique controversée de la « stratégie de cabinet ». Homme le plus puissant de France après Louis XIV, à la tête d’une vaste clientèle, d’une fortune considérable et d’un immense empire administratif comprenant la Guerre, les Postes, puis la surintendance des Bâtiments, il ne cessa d’empiéter sur les attributions de ses collègues et influença largement la politique étrangère de son temps.




mardi 13 janvier
à 18 h


« LES SAVANTS DREYFUSARDS »

une conférence de Anne-Laure ANIZAN, professeur d’histoire en classe préparatoire (Paris), agrégée et docteure en histoire, diplômée de Sciences Po Paris.

Les savants sont les oubliés de l’Affaire. Pourtant, à partir de 1898, nombreux furent ceux qui s’engagèrent pour la défense d’Alfred Dreyfus. Des littéraires – tout particulièrement philosophes, sociologues, historiens – combattirent avec des scientifiques – parmi lesquels des mathématiciens, des physiciens, des chimistes et des biologistes. Leurs interventions furent multiformes : ils initièrent et signèrent des pétitions, déposèrent aux différents procès organisés contre Zola ou pour réexaminer le cas Dreyfus, participèrent à la fondation de la Ligue des droits de l’homme puis l’animèrent, ils écrivirent des articles, publièrent des brochures, etc. Ils défendirent la Vérité à la fois en citoyen désireux de ne pas tolérer l’injustice et le mensonge et en savant refusant l’instrumentalisation de la science par l’État-Major. À l’heure où les savants disposaient d’une aura jamais égalée, leur notoriété contribua à rendre crédible le camp dreyfusard dont le discours fut du même coup renouvelé ; elle favorisa aussi la médiatisation de son action. L’étude de l’engagement des savants dreyfusards permet donc non seulement de cerner leur place dans la société française au tournant du siècle, mais encore de dresser un tableau contrasté des modalités d’interventions dans l’Affaire.




vendredi 9 janvier
à 16 h


« JEAN GIONO ET LA VÉRITÉ
Rien n’est vrai. Même pas moi ; ni les miens ; ni mes amis. Tout est faux. »


une conférence de Corinne KYMMEL-ZIMMERMAN, professeur en CPGE au lycée Faidherbe.

Au XXe siècle, l’écrivain Jean Giono réinvente à sa manière la notion de vérité : il réécrit sans cesse sa vie et, dans ses œuvres, il vante le mensonge et l’incroyable puissance de la fiction, sous le signe d’un vertige créateur.




mardi 16 décembre
à 19 h


« Guerre et violence armée dans le royaume de France pendant la guerre de Cent ans - Discipline militaire et protection des non-combattants - »

une conférence de Loïc CAZAUX, docteur en histoire médiévale, professeur à la faculté des Lettres et Civilisations de l'université Jean Moulin, Lyon III.

Les réflexions sur la violence armée parcourent le corpus théorique et littéraire dans les royaumes de France et d’Angleterre au bas Moyen Âge. Entre la fin du XIIIe et la fin du XVe siècle, les traités sur le droit d’armes et l’art de la guerre soulignent la nécessité d’une régulation des usages de la force armée. Ils s’attachent à promouvoir un cadre disciplinaire pour les gens de guerre du roi, et des principes de protection pour les non-combattants.

 

Ces préoccupations répondent à l’affirmation de la place du pouvoir souverain dans le contrôle des actes de guerre, mais aussi aux demandes du corps social et des assemblées politiques face aux destructions générées par les opérations militaires. Alors que l’armée royale s’organise institutionnellement en France comme en Angleterre, et qu’émerge un statut socio-professionnel pour les gens de guerre, les ordonnances royales se font directement l’écho de ces préoccupations.
La question des rapports entre la guerre et la violence armée paraît ainsi s’intégrer pleinement aux problématiques du sujet d’histoire médiévale portées à la réflexion des candidats à l’agrégation interne. Cette conférence s’intéressera plus précisément au royaume de France, qui représente un espace densément touché par les opérations militaires pendant la période considérée.



lundi 15 décembre
à 19 h


« Agir pour une architecture moderne - L'oeuvre de Robert Mallet-Stevens »

une conférence de Richard KLEIN, professeur à l'école nationale supérieure d'architecture et du paysage de Lille, auteur d'une monographie de référence sur Mallet-Stevens parue en 2014.

Si la villa Cavrois à Croix, la villa Noailles à Hyères, le château Paul Poiret à Mézy, les immeubles de la rue qui porte son nom dans le quartier parisien d'Auteuil font aujourd'hui la célébrité de Robert Mallet-Stevens , il fut aussi un architecte engagé dans des  projets  nombreux et divers  :  pavillons pour les expositions internationales parisiennes de 1925 (arts décoratifs et industriels modernes) de  1937 et pour celle  du Progrès social organisée en 1939 à Lille, édifices publics,  villas, ateliers, devantures de magasins, décors de cinéma...
Avec Le Corbusier, il fut un des éminents représentants de l'architecture moderne en France durant l'Entre Deux Guerres et participa au renouvellement du langage architectural et des arts décoratifs .
Militant de la modernité, il fonda en 1929 l'Union des artistes modernes et devint directeur de l'école des Beaux Arts de Lille en 1935.
C'est cette œuvre aux multiples dimensions et influences qu'abordera Richard Klein.



mardi 9 décembre
à 17 h 15


« Découverte des mécanismes fondamentaux du trafic vésiculaire intracellulaire »

une conférence de François FOULQUIER, chercheur au CNRS, Université de Lille-1, Unité de Glycobiologie Structurale et Fonctionnelle et intervenant en CPGE au lycée Faidherbe (BCPST).

Délimitée par une membrane plasmique, la cellule eucaryote est composée de nombreux compartiments membranaires cellulaires. Afin de maintenir l’homéostasie fonctionnelle et l’intégrité structurale de chaque compartiment, un système extrêmement évolué de communication entre les différents compartiments existe. Ces échanges, indispensables à la vie cellulaire, se font par l’intermédiaire de vésicules. En perpétuel remaniement, la régulation de ces mécanismes est cruciale et des dysfonctionnements sont la cause de pathologies.  
Le prix Nobel de Médecine ou Physiologie 2013 a récompensé Randy Schekman, James Rothman et Thomas Südhof, trois chercheurs ayant apporté des contributions majeures à la compréhension des mécanismes moléculaires du transport vésiculaire intracellulaire.  
Au cours de cet exposé seront présentées les bases des mécanismes impliqués dans la communication inter-compartimentale via le trafic vésiculaire ainsi que les dysfonctionnements pouvant conduire à des pathologies humaines.



jeudi 4 décembre
à 19h


« Les médias dans les années 1930 : la révolution de l'image et du son »

une conférence de Christian DELPORTE, professeur d’histoire contemporaine, vice-Président du Conseil académique, chargé de la commission recherche, vice-président à la Recherche et au Développement scientifique - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines -.

Les années 1930 marquent une deuxième étape de la révolution médiatique, engagée dans le dernier tiers du XIXe siècle avec l’avènement des quotidiens de masse. Elle est caractérisée par la brusque affirmation de l’image et du son, à la fois comme outils d’information et comme fondements d’une nouvelle culture universelle – qu’il conviendra de définir. Certes, la photographie ou le disque existaient avant cette époque. Mais la diversification et la massification des supports (presse quotidienne et magazine illustrée, actualités « parlantes », radio, etc.) bouleversent alors les conditions du système médiatique et pèsent sur les habitudes, les comportements, l’imaginaire du plus grand nombre. La présentation le montrera, appuyée sur la diffusion de documents visuels et sonores.


En collaboration avec Fabrice d’Almeida, Christian Delporte a publié "Histoire des médias en France de la Grande Guerre à nos jours", Paris, Flammarion, 2010, 510 p., Coll. Champs Histoire.


jeudi 25 septembre
à 19h


« L'histoire du droit français »

une conférence de Bernard BEIGNIER, professeur des Universités, doyen honoraire de la faculté de droit de Toulouse, recteur de l’académie d’Amiens.

Le droit est une donnée capitale des sociétés européennes et occidentales. Dans la modernité, il devient même la règle de vie en société la plus importante.
Dans le droit français, la loi est, depuis au moins la révolution, la source dominante. Les sociétés anglo-saxonnes s’en remettent plus volontiers au juge pour dire le droit.

 

Mais d’où vient le droit français ?
A l’image du pays, il a deux grandes sources : romaine et coutumière, Midi et Nord. Deux variantes notables entre une société privilégiant l’individu et une autre le groupe ; l’une l’écrit, l’autre l’oralité.
Pour autant, le droit français évolue dès le renforcement de l’Etat royal avec la fin de la Guerre de Cent Ans. Les rois Valois imposent une langue officielle et les premières lois du pays (les ordonnances). Le mouvement s’amplifient avec les Bourbons et tout spécialement Louis XIV à l’origine des grandes structures de l’administration française. La révolution a peu d’effets techniques sur le droit, mais un très fort effet politique. Napoléon Bonaparte reprend le mouvement d’unification lancé par la monarchie absolue avec les « Cinq Codes ».
La IIIe République sera celle des « libertés publiques » instituées et proclamées. La Ve République est d’abord un temps de rénovation du droit français.
La question présente est de savoir si un droit « français » est encore dominant face aux sources internationales ; par ailleurs, ce droit devient un droit complexe et parfois d’une densité tel qu’il redevient incertain même pour les professionnels du droit que sont les juristes.