Conférences

Sous le patronage de Patrick Wattellin, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2018 - 2019
 

 
jeudi 13 décembre 2018
à 19h


« Incarner l'État dans la société française du XIXe siècle.
Gendarmes, instituteurs et autres fonctionnaires à l'épreuve du terrain. »


une conférence de Arnaud-Dominique HOUTE, ancien élève du lycée Faidherbe, professeur d'histoire contemporaine à l'université de la Sorbonne, Centre d'Histoire du XIXe siècle.

Tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, l'État resserre son emprise sur la société. En témoigne la présence active de ces petits fonctionnaires disséminés sur l'ensemble du territoire : figures familières de la France provinciale, gendarmes, instituteurs, gardes champêtres, facteurs, deviennent, aux yeux des populations, les visages ordinaires de l'État.
Qui sont ces hommes, comment se mêlent-ils et se confrontent-ils aux habitants ? Comment imposent-ils leur autorité ? Comment comprennent-ils et exercent-ils des missions qui évoluent au rythme de la démocratisation et de la modernisation du pays ? Poser ces questions, c'est s'interroger sur les transformations de l'État, de ses pouvoirs et de ses fonctions.

 

mercredi 5 décembre 2018
à 19h


« Politique culturelle et politique éducative en France depuis le XIXe siècle :
une impossible union ? »


une conférence de Jean-Charles GESLOT, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines.

L’éducation et la culture occupent une place particulière en France au sein du pouvoir exécutif. Elles concernent deux ministères séparés, dont le poids financier et les champs et modalités d’intervention diffèrent grandement. Pourtant elles sont longtemps été réunies dans la même configuration institutionnelle, le ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts (1870-1959). Celui-ci permettait de fédérer des politiques variées, allant du mécénat artistique à l’enseignement primaire et de l’opéra aux universités, toutes issues de traditions bien différentes d’intervention de l’État. Le soutien aux créateurs remonte au moins à la Renaissance, tandis qu’une politique publique d’éducation n’apparaît véritablement qu’à partir de la Révolution. Pourquoi ces deux domaines si différents ont-ils donc été réunis en 1870 ? Et pourquoi les a-t-on à nouveau séparés en 1959 après près d’un siècle de vie commune ? Derrière ces deux questions se posent celles de l’extension progressive des champs d’intervention de l’État, et de la continuelle réorganisation du pouvoir exécutif qui en découle.

 

lundi 10 septembre 2018
à 19h


« LES DIX MILLÉNAIRES OUBLIÉS QUI ONT FAIT L’HISTOIRE,
quand on inventa l’agriculture, la guerre et les chefs. »


une conférence de Jean-Paul DEMOULE, archéologue, spécialiste du néolithique et de l’âge du Fer, professeur émérite à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à l'Institut universitaire de France ; il a présidé l'Institut national de recherches archéologiques préventives(INRAP), de sa création en 2002 jusqu'en 2008) ; il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages et récemment de "Les dix millénaires oubliés qui ont fait l'histoire" (Fayard, septembre 2017).

Il y a douze mille ans seulement, les humains, au nombre de quelques centaines de milliers, nomadisaient par petits groupes. Aujourd’hui, sept et bientôt neuf milliards d’humains, presque tous sédentaires, peuplent la terre. Leurs sociétés sont très inégalitaires, puisque environ 1 % d’entre eux possèdent la moitié de la richesse mondiale. Comment en est-on arrivé là ? Que s’est-il passé pendant ces dix millénaires trop souvent absents de notre culture générale et médiatique ? Une invention décisive, en plusieurs endroits du globe : celle de l’agriculture et de l’élevage. Cette « révolution néolithique » a vu se mettre en place des pratiques qui ont toujours cours aujourd’hui : le travail, la guerre ou encore la religion. Jean-Paul Demoule les explore avec la hauteur de vue de l’archéologue et la passion de transmettre. Il bouscule notre vision de la préhistoire et notre rapport au monde tel qu’il est, ou tel qu’il pourrait être.

 

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