Conférences

Sous le patronage de Patrick Wattellin, proviseur,
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organisées en salle des conférences

Cycle 2020 - 2021
 

mardi 18 mai 2021

« L’Armée française, la République et la guerre d’Algérie (1954-1962) »

une conférence de Tristan LECOQ, ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud et agrégé d’histoire, inspecteur général de l’Éducation Nationale (Histoire-Géographie), professeur des Universités associé à l’Université de Paris-Sorbonne.

Le plan de la conférence

Introduction

« La guerre sans nom » (B. Tavernier et P. Rotman, 1992) devient la guerre d’Algérie en 1999.
Une terre française liée à la métropole dans un contexte de décolonisation.
La seule colonie de peuplement (8,5 millions de musulmans pour un million de civils français en 1954) de l’Empire.
Mais : une conquête violente et difficile : - un pays divisé et déchiré - une identité naissante.
Un cadre géographique saisissant et contrasté (littoral, Tell, Sahara)

1.- L’enchaînement (1945-1954)

  • un ordre colonial ébranlé, une répression violente, des occasions perdues
  • les « évènements d’Algérie » : la nuit de la Toussaint (30 octobre/1er novembre 1954)
  • le contexte de l’Afrique du Nord et les rendez-vous manqués.

2.- La guerre en Algérie et le tournant de 1956

  • le front intérieur (l’appel au contingent)
  • le front extérieur (Suez)
  • l’armée française en Algérie (les opérations).

3.- De Gaulle et l’Algérie (1958-1962)

  • le terrain militaire et l’engagement de l’Armée
  • la Ve République et le désengagement politique
  • l’indépendance et la tragédie.

Conclusion

Deux guerres civiles croisées et des mémoires vives et opposées :

  • la guerre franco-algérienne d’Algérie
  • une guerre franco-française
  • une guerre algéro-algérienne

Un bilan très lourd et contrasté.

Une page de l’histoire de l’Armée se tourne :

  • le chef de l’Etat du 23 avril 1961 n’est plus le rebelle du 18 juin 1940, que l’armée pense avoir conduit au pouvoir à la suite des évènements d’Alger du 13 mai 1958 ;
  • l’Armée n’est plus dépositaire d’une force politique par défaut ;
  • l’outil militaire se restructure autour d’une arme politique par essence et par construction : le nucléaire.

 Bibliographie associée

  • Général Charles Ailleret Général du contingent. En Algérie 1960 – 1962 Paris, Grasset 1998
  • Aït el-Djoudi (D.) La Guerre d’Algérie vue par l’ALN 1954-1962. L’Armée française sous le regard des combattants algériens Paris, Autrement 2007
  • Jean-Pierre Bat « Les indics de la Toussaint rouge » L’Histoire numéro 405 novembre 2014 p. 32-33
  • Raphaëlle Branche La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie Paris, Gallimard 2001
  • Georgette Elgey De Gaulle à Matignon Paris, Fayard 2002
  • Alexander (M.S.) Evans (M.) Keiger (J.F.V.) ed. The Algerian War and the French Army, 1954-1962 New York, Palgrave Mac Millan 2002
  • Jacques Frémeaux « L’Armée et le 13 mai » Actes du colloque « Mai 1958. Le retour du général De Gaulle » Rennes, PUR 2010
  • Raoul Girardet La société militaire de 1815 à nos jours Paris, Perrin 1998 (chapitres XII « L’épreuve algérienne » et XIII « Une conscience militaire à reconstruire »)
  • Jean-Charles Jauffret Soldats en Algérie 1954 - 1962. Expériences contrastées des hommes du contingent Paris, éditions Autrement collection Mémoires/Histoire numéro 59 - 60 2000
  • Jean-Charles Jauffret Ces officiers qui ont dit non à la torture Algérie 1954 - 1962 Paris, éditions Autrement collection Mémoires/Histoire numéro 116 2005
  • André Martel (dir.) Histoire militaire de la France t. 4 De 1940 à nos jours (chapitre VII « La guerre d’Algérie » Jacques Frémeaux) Paris, PUF 1994
  • Benjamin Stora Histoire de la guerre d’Algérie 1954 - 1962 Paris, La découverte 2004
  • Sylvie Thénault Algérie : des « évènements » à la guerre Paris, Le Cavalier Bleu 2012
  • Maurice Vaïsse Armement et Ve république Paris, CNRS 2002
  • Maurice Vaïsse 1961 Alger. Le putsch Bruxelles, éditions Complexe collection La mémoire du siècle 1992
  • La IVe République face aux problèmes d’armement (collectif) Paris, Addim 1998

 

mercredi 13 janvier 2021
à 16h30


« La France et l’Afrique (1830-1962) : la question militaire . »

phoca thumb l tirailleurs senegalaisune conférence de Tristan LECOQ, inspecteur général, professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne .

Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud et agrégé d’histoire, Tristan Lecoq est Inspecteur général de l’Éducation nationale (Histoire-Géographie), professeur des Universités associé à l’Université de Paris-Sorbonne ; auteur de nombreux articles, il a aussi dirigé les ouvrages Enseigner la défense (Paris, Scéren CNDP/CRDP novembre 2013), Enseigner la mer. Des espaces maritimes aux territoires de la mondialisation (CNDP/CRDP, octobre 2013, réédition 2016), Enseigner De Gaulle (Canopé, 2018) et co-dirigé avec Laurent Douzou Enseigner la Résistance (Canopé, octobre 2016).

 

mercredi 18 novembre 2020
de 13h à 17h30

France et Afrique « La France et l’Afrique (1830-1962) »
Quatre conférences :

  • Lancelot Arzel (docteur en histoire, associé au Centre d’histoire de Sc-Po) :
    « De Libreville à Fort-Lamy, les Français en Afrique centrale  (v. 1850 aux années 1920) : occupations territoriales, exploitations et contestations de l'ordre colonial ».
  • Guillaume Vial (docteur en histoire, secrétaire de la Sfhom) :
    « D'un métissage singulier dans les comptoirs à la "Question des métis" dans l'empire colonial français d'Afrique occidentale ».
  • Françoise Blum (ingénieure de recherches, CNRS) :
    « A propos de la FEANF,  organisation étudiante panafricaine ».
  • Karine Ramondy (docteur en histoire, chercheuse associée à l’UMR Sirice Paris I Panthéon Sorbonne) :
    « Retour sur les indépendances de l’Afrique subsaharienne francophone ».

 

jeudi 12 novembre 2020
à 18h00


« Versailles après la Révolution :
les usages de Versailles de l’Empire à nos jours »


Versailles 1961

une conférence de Fabien OPPERMANN, inspecteur général de l’Éducation nationale en charge de l’histoire des arts ; ancien élève de l’École des Chartes et le l’Institut national du patrimoine.

Fabien Oppermann a consacré sa thèse d’école des Chartes à l’étude du château de Versailles au XXe siècle et a publié plusieurs ouvrages sur le sujet, dont "Le Versailles des Présidents" (Fayard, 2015).

 

mercredi 30 septembre 2020
à 19h00


« Conceptions du monde,
sciences et société dans la France et l’Angleterre au XVIIIe siècle. »


une conférence de Bernard MAITTE, professeur émérite, Université de Lille, fondateur et ancien directeur du Forum des sciences à Villeneuve d’Ascq, fondateur du Centre d’Histoire des Sciences et d’Épistémologie de l’Université de Lille.

A la fin du XVIIe siècle, trois systèmes du monde se combattent en Europe. Les conceptions aristotéliciennes perdent de plus en plus de terrain, les physiques de Descartes (qui postule un monde plein) et de Newton (un monde vide) s’affrontent. Les positions de Locke et de Malebranche conduisent à donner une importance nouvelle à tout ce qui a été oublié par « les grands systèmes ». Les arguments échangés sont d’ordre théologiques, philosophiques, mécaniques…; les expériences et prévisions effectuées passionnent non seulement les savants mais toute une catégorie d’oisifs. Les premiers rédigent livres ou articles des Encyclopédies, organisent des expériences publiques, tous, dans les salons, échangent les idées les plus folles. La Révolution française, voit la victoire d’un système de Newton revisité. Nous suivrons ces mutations en prenant comme fil conducteur les histoires des théories de la lumière et de l'astronomie.

Les derniers livres de Bernard Maitte sont :

  • Histoire de l’arc-en-ciel, Paris, Seuil, Science-Ouverte, 2005.
  • Histoire des cristaux, Paris, Hermann, 2014.
  • Une histoire de la lumière, de Platon au photon, Paris, Seuil, Science-Ouverte, 2015.
  • Une histoire des représentations du monde de Hésiode à Stephen Hawking, Ciel et Espace, 2020 (avec Robert Locqueneux).

 

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