Conférences

Sous le patronage de Patrick Wattellin, proviseur,
conf2
organisées en salle des conférences

Cycle 2019 - 2020
 

jeudi 17 octobre 2019
à 19h30


« La musique en Grèce classique : don des dieux, don aux dieux »

une conférence de Sylvain PERROT, chargé de recherches au CNRS.

Pour paraphraser un théoricien grec antique, il n’est pas d’acte cultuel qui ne se fasse sans musique. Cette conférence propose d’analyser la place de la musique dans les rites grecs par la notion de don. Dans leur système mythologique, les Grecs concevaient les instruments de musique comme un don (dôron) des dieux. En échange (amoibē), les mortels composaient et interprétaient de la musique pour s’attirer leurs grâces (charis), créant ainsi un lien vertical avec le divin mais aussi horizontal pour souder la communauté civique, notamment dans les rites de passages, les sacrifices ou diverses prières. Mais la musique est aussi une offrande qui suscite le plaisir (agalma), comme le montrent les concours musicaux et dramatiques, en l’honneur d’Apollon à Delphes ou d’Athéna et de Dionysos à Athènes. Les partitions conservées d’Euripide permettront d’entendre un peu de cette esthétique.

 

jeudi 3 octobre 2019
à 19h


« La démocratie du pire : les dystopies comiques dans "l'Assemblée Des Femmes" d'Aristophane »

une conférence d'Anne DE CRÉMOUX, maître de conférences en Langue et Littérature grecques à l'Université Lille 3 - UFR Humanités, Département Langues et Cultures antiques.
Les domaines de recherche d'Anne De Crémoux sont la comédie d’Aristophane, l’histoire de la comédie, la poétique d’Épicharme, les traités antiques sur la comédie.

Cette conférence est présentée dans le cadre du programme des CPGE scientifiques
L'affiche de la conférence

 

lundi 30 septembre 2019
à 19h


« "PENSER L’ÉVÉNEMENT. 1940-1945" L’HISTOIRE DES ANNÉES 1940 À TRAVERS L’ŒUVRE DE PIERRE LABORIE »

une conférence de Cécile VAST, docteur en histoire à l'Université de Franche-Comté, chargée de mission scientifique auprès du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, auteur de livres sur la Résistance (dont "L'identité de la Résistance : Être résistant, de l'Occupation à l'après-guerre", Payot, 2010).

Disparu en mai 2017, Pierre Laborie reste l’un des grands historiens de la Seconde Guerre mondiale en France. Spécialiste des phénomènes d’opinion et des imaginaires sociaux, il nourrissait ces dernières années plusieurs projets d’écriture. Sous le titre Penser l’événement. 1940-1945, l’ouvrage posthume publié en mai 2019 par les éditions Gallimard (Folio-histoire) tente de donner forme à ses derniers projets en proposant un recueil d’articles inédits ou difficilement accessibles sur les événements de l’Occupation : effondrement de mai-juin 1940, mémoire de la Grande Guerre, persécutions antisémites de 1942, maquis, Résistance, épuration, Libération, etc. La présentation de l’ouvrage sera l’occasion de revenir sur l’apport majeur des travaux de Pierre Laborie à l’écriture de l’histoire des années 1940. Elle proposera également quelques pistes de réflexion sur les archives de chercheur : Pierre Laborie a en effet souhaité confier l’essentiel de ses archives de recherche au Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

 

lundi 23 septembre 2019
à 19h


« LES BATAILLES CHINOISES DE LA SOUVERAINETÉ
(DE LA FIN DU XIXE SIÈCLE À 1949) »


une conférence de Pierre GROSSER, historien spécialiste des relations internationales, chercheur à Sciences Po Paris, auteur de "L’histoire du monde se fait en Asie" et de "1989, l’année où le monde a basculé".

En 2049, pour le centenaire de la fondation de la République Populaire de Chine, le Parti Communiste Chinois mettra certainement en avant ses succès, notamment d'avoir restauré l'intégrité territoriale de la Chine et d'avoir donné au pays le statut de Première puissance mondiale. Néanmoins, la lutte pour la souveraineté de la Chine, face à des puissances prédatrices, fut aussi l’œuvre de l'Empire Qing finissant et surtout du régime de Tchang Kaï-Chek. Quels furent les instruments de ces luttes pour la souveraineté, et comment celle-ci fut-elle pensée? En quoi les rivalités internationales, notamment sur l'espace courant du Tibet à la Corée en passant par le Xinjiang, la Mongolie et la Mandchourie, façonnèrent-elles la diplomatie, la politique, et les guerres en Chine ?

 

   

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